Biologistes et autres scientifiques

Groupe de base 2121

Groupe de compétence : Sciences naturelles et appliquées et domaines apparentés

Nature du travail

Les biologistes et les autres scientifiques font des recherches de base et des recherches appliquées pour approfondir les connaissances sur les organismes vivants, gérer les ressources naturelles et mettre au point de nouvelles pratiques et de nouveaux produits dans les domaines de la médecine et de l'agriculture.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions, il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

  • anatomiste
  • bactériologiste
  • biologiste
  • biologiste cellulaire
  • biologiste de la vie marine
  • biologiste moléculaire
  • botaniste
  • écologiste
  • embryologiste
  • généticien
  • histologiste
  • immunologiste
  • microbiologiste
  • mycologue
  • parasitologue
  • pharmacologue
  • physiologiste
  • protozoologiste
  • toxicologue
  • virologiste
  • zoologiste

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : janvier 2014)

Au cours des dernières années, le nombre de biologistes et autres scientifiques a augmenté de façon notable. Compte tenu de la croissance de la recherche et du développement sur les questions liées à la biologie (biodiversité, génome humain, organismes génétiquement modifiés (OGM), biotechnologies, pharmacologie, etc.), le nombre de biologistes et autres scientifiques devrait continuer à augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les biologistes et autres scientifiques qui prendront leur retraite, même si la proportion de personnes âgées de 55 ans et plus est bien plus basse que pour l'ensemble des professions (8 % par rapport à 15 % en 2006, selon les données du recensement). En plus, la formation et l'expérience dans cette profession permettent aux biologistes et autres scientifiques d'accéder à des postes d'enseignants, tant au niveau collégial qu'universitaire, et de spécialistes des ventes techniques (voir 6221), surtout dans les industries chimiques et pharmaceutiques, et d'obtenir des promotions à des postes de supervision et de gestion. D'autres débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles aux nouveaux diplômés universitaires (voir la section Formation), aux technologues et techniciens en biologie (voir 2221) qui possèdent la formation exigée, aux biologistes et autres scientifiques expérimentés en chômage et aux immigrants qui possèdent une formation reconnue. En effet, la proportion relativement élevée d'immigrants qu'on y trouvait en 2006 (22 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement) montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants.

Au cours des dernières années, le nombre de débouchés a semblé insuffisant pour fournir un emploi à tous les diplômés en sciences biologiques et en microbiologie, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Selon les années, de 55 % et 80 % des diplômés des baccalauréats en sciences biologiques et en microbiologie poursuivaient leurs études deux ans après leur diplomation, que ce soit aux niveaux de la maîtrise et du doctorat, ou dans d'autres disciplines, dont la médecine. En plus, le taux de chômage de ceux qui ont tenté de trouver un emploi fut beaucoup plus élevé que pour la moyenne des bacheliers et les emplois trouvés furent bien moins souvent en rapport avec leur baccalauréat.

Les titulaires des maîtrises en sciences biologiques et en microbiologie ont eu plus de succès sur le marché du travail, quoique de 30 % à 45 % d'entre eux ont poursuivi leurs études, surtout au doctorat, soit une proportion nettement plus élevée que la moyenne des titulaires d'une maîtrise.

Malgré ces résultats relativement décevants, le nombre d'étudiants inscrits à ces deux baccalauréats n'ont diminué que légèrement au cours des dernières années. Tout de même conscients des exigences croissantes pour accéder à cette profession, les étudiants sont un peu plus nombreux qu'auparavant aux niveaux de la maîtrise et du doctorat, surtout en sciences biologiques.

Ces données confirment que la maîtrise devient graduellement la norme pour pouvoir accéder à cette profession. Elles nous montrent également que le doctorat est exigé pour certains postes. Ce constat se reflète aussi dans les données du recensement. En effet, plus de la moitié des biologistes et autres scientifiques (56 %) possédaient en 2006 une scolarité supérieure au baccalauréat, et 19 % un doctorat. Cette profession se classait d'ailleurs au huitième rang des 520 professions inventoriées dans Emploi-Avenir Québec quant à la proportion de titulaires d'un diplôme de niveau supérieur au baccalauréat.

Industries

Selon les données du recensement, les biologistes et autres scientifiques travaillaient en 2006 dans de nombreuses industries. Environ le 32 % d'entre eux travaillaient dans les services professionnels, scientifiques et techniques (qui comprennent les firmes de biologistes), 23 % l'administration publique et 19 % dans les soins de santé et assistance sociale. On en retrouvait aussi en nombre significatif dans le secteur manufacturier (7 %), surtout dans la fabrication de produits pharmaceutiques et de médicaments (4 %), et dans les départements de recherche et les laboratoires du secteur de l'enseignement universitaire (5 %).

Tendances

Les domaines d'interventions des biologistes et autres scientifiques sont très variés : bactériologie, botanique, écologie, génétique, hydrologie des milieux marins, microbiologie, toxicologie, virologie, zoologie, etc. Cette grande variété de disciplines fait en sorte que la plupart des membres de cette profession se spécialisent, même s'ils disposent au départ d'une formation polyvalente. La mobilité est donc faible entre ces domaines d'interventions. Notons que les biologistes et autres scientifiques sont parfois en concurrence avec les membres d'autres professions dans certains de ces domaines, par exemple avec les chimistes et les agronomes.

Dans ce contexte, l'évolution de l'emploi dans cette profession peut dépendre d'une foule de facteurs, selon les domaines d'interventions. Cela dit, les découvertes scientifiques, l'opinion publique, le niveau des dépenses gouvernementales et l'évolution de la législation sont parmi les facteurs qui influencent le plus l'emploi dans cette profession.

Découvertes scientifiques

Les découvertes scientifiques permettent l'ouverture de nouveaux domaines d'interventions aux biologistes et autres scientifiques. Ces domaines d'interventions se concrétisent tant du côté de la recherche fondamentale comme telle, que du côté de la recherche et du développement de produits basés sur les résultats de la recherche fondamentale. On peut donner comme exemples de nouveaux domaines d'interventions le décryptage du génome humain, les applications de la génétique sur les végétaux (OGM) et sur les animaux (clonage, implantation de gènes humains sur des animaux, etc.), et l'utilisation de micro-organismes pour le traitement des eaux usées ou les sols contaminés. Ce facteur devrait être nettement positif pour la demande de biologistes et autres scientifiques au cours des prochaines années.

Opinion publique

Ces découvertes provoquent auprès d'une partie de la population de nombreuses réactions portant sur des questions éthiques et sur les conséquences écologiques et sanitaires de leurs applications. Ainsi, la question du clonage et de l'implantation de gènes humains à des animaux, que ce soit pour produire des médicaments ou pour effectuer des greffes, soulève de nombreuses interrogations éthiques. L'utilisation des OGM suscite, elle, des craintes sur la possibilité d'effets nocifs à long terme et sur la préservation de la biodiversité. Par exemple, certaines personnes craignent que les OGM n'éliminent complètement les produits d'origine, et qu'on soit dans l'impossibilité de les réintroduire advenant l'apparition d'effets nocifs : insectes plus résistants, nouvelles maladies des plantes, effets à long terme sur la santé, etc. Le public se pose des questions, veut des garanties et exige plus de recherche et de mesures de protection. Ces pressions forcent les entreprises et les organismes gouvernementaux à approfondir les recherches et les tests sur ces produits, ce qui favorise l'emploi dans cette profession.

Niveau des dépenses gouvernementales

L'évolution des dépenses gouvernementales joue aussi un rôle important dans la demande de biologistes et autres scientifiques. Ainsi, les compressions gouvernementales des années 1990 ont entraîné une diminution de leur nombre dans l'administration publique et dans le secteur de la santé. À l'inverse, l'amélioration subséquente de l'état des finances publiques s'est entre autres accompagnée d'une augmentation des subventions à la recherche dans les universités.

Toutefois, étant donné que l'état des finances publiques s'est encore détérioré en raison de la récession de 2008-2009 et que les gouvernements concentrent leurs nouvelles dépenses dans les secteurs de la santé et, dans une moindre mesure, dans le secteur de l'enseignement, on ne peut pas s'attendre à une augmentation substantielle des dépenses gouvernementales dans les champs d'intervention des biologistes, si ce n'est dans les domaines touchés par les pressions publiques mentionnées plus tôt. Ce facteur ne devrait donc favoriser que légèrement l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années.

Évolution de la législation

L'adoption de certaines lois peut entraîner une augmentation du volume de travail confié aux biologistes et autres scientifiques. Par exemple, l'adoption du nouveau régime forestier pourrait avantager l'embauche des botanistes. De même, la loi prolongeant la protection des brevets des compagnies pharmaceutiques lors du développement de nouveaux médicaments a influencé positivement la demande de microbiologistes, de bactériologistes, de pharmacologues et de virologistes au cours des dernières années. La politique de gestion de l'eau est un autre exemple de législation qui influence la demande de biologistes et autres scientifiques. Au cours des prochaines années, l'évolution de la législation devrait continuer à favoriser l'emploi dans cette profession.

Autres tendances

Les facteurs qui influencent le plus l'emploi dans cette profession exigent en général un haut niveau de formation théorique. Cela explique sûrement les difficultés des diplômés du baccalauréat pour intégrer le marché du travail dans un domaine lié à leurs études. Ces tendances favorisent nettement les titulaires de la maîtrise et du doctorat.

Étant donné que la majorité de ces facteurs sont positifs, on prévoit que le nombre de biologistes et autres scientifiques augmentera de façon notable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 52 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse notable depuis 1991 (43 %). Cette proportion devrait continuer à augmenter au cours des prochaines années, puisqu'elles représentent environ 60 % des nouveaux diplômés en microbiologie et en sciences biologiques. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (56 406 $) présentée dans la section "Caractéristiques" des "Statistiques" ne concerne que les 65 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 32 059 $ en 2005. On observe un certain chômage saisonnier de janvier à mars, le nombre de bénéficiaires de l'assurance-emploi étant au cours de cette période de l'année environ 60 % plus élevé que de juin à octobre.

Études et formation

Pour devenir biologistes, il faut être titulaire d'un baccalauréat ou d'une maîtrise en biologie. Pour devenir microbiologistes, il faut être titulaire d'un baccalauréat ou d'une maîtrise en microbiologie. Pour les chercheurs, une maîtrise ou un doctorat est exigé.

La participation à des activités de formation continue est essentielle dans cette profession.

Références

Considérations importantes

Compte tenu de la croissance de la recherche et du développement sur les questions liées à la biologie (biodiversité, génome humain, organismes génétiquement modifiés [OGM], biotechnologies, etc.) et de la sensibilisation du public dans ces domaines, le nombre de biologistes et autres scientifiques devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Au cours des dernières années, le nombre de débouchés a semblé insuffisant pour fournir un emploi à tous les diplômés en sciences biologiques et en microbiologie. La maîtrise et le doctorat sont de plus en plus exigés.

Statistiques 2121 - Biologistes et autres scientifiques

Principaux indicateurs du marché du travail

Dans le tableau suivant, les indicateurs de taux de croissance, variation annuelle d'emploi, d'érosion annuelle et des besoins annuels totaux sont des prévisions générées par des économistes de Service Canada, région du Québec. Pour l'emploi la source des données est de Statistique Canada, Enquête sur la population active (EPA). Les volumes des bénéficiaires d'assurance-emploi proviennent des données administratives d'Emploi et Développement social Canada (EDSC). Toutes ces données sont arrondies.

  Groupe de base 2121 Ensemble des professions
Emploi, moyenne 2010-2012 4 200 3 951 050
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2012 60 87 600
Taux de croissance annuel de 2013 à 2017 1,3 % 0,8 %
Variation annuelle d'emploi de 2013 à 2017 60 33 400
Érosion annuelle de 2013 à 2017 70 73 500
Besoins annuels totaux de 2013 à 2017 130 106 900

Répartition de l'emploi

Les données des tableaux de répartition d'emploi qui suivent proviennent de Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) 2011.

  Groupe de base 2121 Ensemble des professions
Emploi selon le sexe
Hommes 43,6 % 51,9 %
Femmes 56,4 % 48,1 %
Emploi selon le groupe d'âge
15 - 24 ans 5,9 % 13,3 %
25 - 44 ans 62,8 % 42,7 %
45 - 64 ans 29,9 % 41,1 %
65 ans et plus 1,4 % 2,8 %
Emploi selon le statut
Plein temps 88,2 % 81,2 %
Temps partiel 11,8 % 18,8 %
Emploi selon le revenu annuel
À temps plein et à l'année 63,5 % 54,8 %
Revenu annuel moyen 65 800 $ 50 300 $
0 $ à 19 999 $ 4,5 % 13,3 %
20 000 $ à 49 999 $ 33,6 % 48,0 %
50 000 $ et plus 61,8 % 38,8 %
Emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint
Moins d'un DES 0,9 % 12,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 2,0 % 20,3 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 10,7 % 44,2 %
Baccalauréat et plus 86,4 % 23,4 %
Autres répartitions d'emploi
Travail autonome 3,9 % 10,7 %
Immigration 19,4 % 13,7 %
Emploi selon la région
RégionGroupe de base 2121 Ensemble des professions
Abitibi-Témiscamingue 1,9 % 1,8 %
Bas-Saint-Laurent 4,0 % 2,3 %
Capitale-Nationale 19,1 % 9,4 %
Centre-du-Québec 0,8 % 2,9 %
Chaudière-Appalaches 3,9 % 5,5 %
Côte-Nord et Nord-du-Québec 1,4 % 1,6 %
Estrie 4,7 % 3,8 %
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,7 % 0,9 %
Lanaudière 2,7 % 6,1 %
Laurentides 3,5 % 7,3 %
Laval 6,0 % 5,2 %
Mauricie 1,4 % 3,0 %
Montérégie 16,2 % 19,2 %
Montréal 25,9 % 22,9 %
Outaouais 6,3 % 4,9 %
Saguenay-Lac-Saint-Jean 1,6 % 3,3 %

Principaux secteurs d'emploi

Les données du tableau suivant ont été préparées par des économistes de Service Canada, région du Québec. La source des données est de Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages (ENM) 2011.

SecteurGroupe de base 2121
Services professionnels, scientifiques et techniques 30,0 %
- autres services professionnels, scientifiques et techniques 23,5 %
- architecture, génie et services connexes (y compris les bureaux de géologues) 6,2 %
Administration publique 24,3 %
Soins de santé et assistance sociale 16,0 %
Fabrication 8,5 %
- fabrication de produits chimiques 5,1 %
Universités 5,1 %