Météorologistes

2114 - Météorologistes
Textes de la profession

Nature du travail

Les météorologistes font des analyses et des prévisions météorologiques, donnent des consultations sur les phénomènes atmosphériques et effectuent des recherches qui portent sur les processus et les phénomènes météorologiques, climatiques et atmosphériques.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Climatologue;
hydrométéorologue;
météorologiste spécialiste de la qualité de l'air;
météorologue;
physicien de l'atmosphère;
prévisionniste en météorologie.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : août 2010)

Au cours des dernières années, on estime que le nombre de météorologistes est demeuré assez stable. Les effets positifs de la croissance de la demande en information touchant la météo et les phénomènes atmosphériques ont en effet été annulés par les effets négatifs de l'état des finances publiques et des changements technologiques. Compte tenu du maintien de ces tendances, leur nombre devrait demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Compte tenu de l'absence de croissance et du faible volume d'emploi, les débouchés seront très peu nombreux. Ils proviendront essentiellement des besoins de remplacement des météorologistes qui prendront leur retraite. Le taux de roulement est relativement faible dans cette profession. En effet, le cheminement de carrière se fait généralement à l'intérieur de cette profession, de météorologiste de prévision à climatologiste, par exemple. L'expérience et la formation dans cette profession permettent tout de même à un certain nombre de météorologistes d'accéder à des postes de formateur, d'enseignant ou de présentateur à la télévision, et même d'obtenir des promotions à des postes de gestion reliés à leur domaine.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront en premier lieu accessibles aux diplômés du baccalauréat et surtout de la maîtrise en météorologie, et, dans une moindre mesure, aux quelques météorologistes expérimentés en chômage. Le taux de chômage est en effet très faible dans cette profession. Il est également possible aux immigrants d'accéder à cette profession, comme le montre la proportion significative d'immigrants dans cette profession en 2006 (20 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement).

Étant donné qu'il y a très peu de chômeurs dans cette profession, que les universités québécoises n'accueillent qu'un faible nombre d'étudiants en météorologie et que les employeurs n'embauchent que rarement des diplômés du baccalauréat, les diplômés de la maîtrise ont tout de même certaines possibilités de trouver un emploi lié à leur domaine d'études. Notons toutefois que le nombre de diplômés de la maîtrise, tout en demeurant peu élevé, devrait augmenter au cours des prochaines années, puisque le nombre d'étudiants inscrits à la maîtrise a aussi augmenté de façon importante. Cette plus forte concurrence pour les quelques débouchés qui se présentent chaque année pourrait faire diminuer les possibilités de ces diplômés de travailler dans cette profession.

Industries

Selon les données du recensement, environ 79 % des météorologistes travaillaient en 2006 dans l'administration publique fédérale, essentiellement pour Environnement Canada. On en retrouvait également dans les services professionnel, scientifiques et techniques (13%).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend de la demande en information touchant la météo et les phénomènes atmosphériques, des innovations technologiques et de l'état des finances publiques.

- Demande en information

La demande en information touchant la météo et les phénomènes atmosphériques a augmenté fortement au cours des dernières années. Aux prévisions météorologiques générales ou adaptées au transport aérien, s'ajoute une foule de services sur mesure et d'études climatologiques. Les services sur mesure sont adaptés à différents besoins, dont ceux des établissements de loisirs (neige, pluie, température, ensoleillement et vent), des entreprises agricoles (pluie, irrigation, vent, température, gel, indice d'assèchement et degrésðjours de croissance), des voyageurs (prévisions pour n'importe quel endroit de la planète, selon la latitude et la longitude), des industries du transport aérien, routier et maritime, de la construction, de l'exploitation minière, du cinéma ou des pâtes et papiers, de même que pour ceux des entreprises de déneigement, d'aménagement paysager ou de jardinage. Certaines entreprises de produits électroniques et de produits explosifs s'intéressent, elles, aux prévisions sur la foudre ou autres événements climatologiques potentiellement dangereux pour leur personnel et leurs produits. D'autres organismes, comme les administrations locales, veulent des prévisions d'inondation et des données sur les indices d'arrosage. Les études sur les tendances climatologiques à moyen et long termes servent à l'élaboration de normes d'ingénierie pour la construction et l'entretien des barrages et des installations électriques, à la gestion hydrologique, à l'étude de l'impact des changements climatologiques sur les bassins d'eau et sur le climat régional, à l'évaluation du relâchement des gaz à effet de serre dans les bassins qui ont été inondés, et à l'adaptation de la réglementation de la construction en général (charges de neige que doit supporter un toit, par exemple). Ce type de demande s'accroît bien sûr à la suite de catastrophes (inondations, verglas, bris de barrages, effondrements de toitures, etc.). Ces études orientent aussi les grands débats internationaux sur le réchauffement de la planète, la pollution atmosphérique, les pluies acides, la détérioration de la couche d'ozone et les changements climatiques avec les effets biologiques en découlant. Enfin, le public en veut toujours plus, et demande des prévisions plus précises et à plus long terme (quatre et même cinq jours). Ce facteur influence donc positivement l'emploi dans cette profession.

- Innovations technologiques

Les innovations technologiques ont des effets opposés sur la demande de météorologistes. D'une part, ces innovations permettent de procéder à des études et analyses de données qu'il était impossible d'obtenir auparavant, et de répondre ainsi à la demande croissante d'information météorologique et climatique. De l'autre, les ordinateurs, reliés au réseau mondial de l'observation météorologique, permettent d'assembler un nombre impressionnant de données qui sont utilisées pour faire et accélérer l'essentiel du travail traditionnel de prévision. En plus, l'utilisation croissante d'Internet par le Service météorologique du Canada pour diffuser l'information météorologique a entraîné une baisse du nombre de météorologistes affectés aux services personnalisés par téléphone.

- État des finances publiques

Comme près de 80 % des météorologistes travaillent dans l'administration publique, l'état des finances publiques influence forcément la demande dans cette profession. Les compressions budgétaires des gouvernements ont entraîné un ralentissement de l'embauche de météorologistes, surtout dans la deuxième moitié des années 1990. Malgré l'amélioration de leur situation budgétaire, les gouvernements ont par la suite concentré leurs nouvelles dépenses dans les secteurs de la santé et, dans une moindre mesure, dans le secteur de l'enseignement. Compte tenu des effets négatifs de la dernière récession sur l'état des finances publiques, ce facteur ne devrait pas contribuer à la croissance de l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années.

Compte tenu de l'ensemble des tendances qui influencent l'emploi des météorologistes, leur nombre devrait devrait demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 24 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse depuis 1991 (12 %). Près de 90 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). En 2006, le travail autonome était très peu répandu dans cette profession (moins de 3 % des emplois).

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent des aptitudes supérieures en mathématiques et en physique, et de solides connaissances en informatique. Les candidats doivent être à l'affût des innovations, démontrer des aptitudes à la synthèse, à l'analyse et à la résolution de problèmes. La capacité de travailler en équipe et de communiquer, l'autonomie, la curiosité, la créativité et la minutie sont les principales qualités recherchées. Le bilinguisme est souvent exigé.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut au moins être titulaire d'un baccalauréat en météorologie. Le diplôme d'études supérieures spécialisées en météorologie et la maîtrise en sciences de l'atmosphère ou dans un domaine connexe sont de plus en plus exigés. Pour les postes de chercheurs, le doctorat représente un atout.

Au Québec, l'Université McGill et l'Université du Québec à Montréal sont les seuls établissements à offrir cette formation.

Références utiles

Service météorologique du Canada

 Environnement Canada (La voie verte)

 Société canadienne de météorologie et d'océanographie

 Département des sciences de la terre et de l'atmosphère

 Groupe des sciences de l'atmosphère

 Department of Atmospheric and Oceanic Sciences

Considérations importantes

Le nombre de météorologistes devrait devrait demeurer assez stable au cours des prochaines années.

Étant donné qu'il y a très peu de chômeurs dans cette profession, que les universités québécoises n'accueillent qu'un faible nombre d'étudiants en météorologie et que les employeurs n'embauchent que rarement des diplômés du baccalauréat, les diplômés de la maîtrise ont tout de même certaines possibilités de trouver un emploi lié à leur domaine d'études.

2114 - Météorologistes
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 2114 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 500 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 5 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,0 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 0 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 15 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 15 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 2114 Ensemble des
professions
Hommes 76,4 % 52,7 %
Femmes 23,6 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 2114 Ensemble des
professions
15- 24 ans 2,9 % 14,1 %
25- 44 ans 54,3 % 45,1 %
45- 64 ans 42,9 % 38,8 %
65 ans et plus 0,0 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 2114 Ensemble des
professions
Plein temps 100,0 % 79,2 %
Temps partiel 0,0 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
2114 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 88,2 % 53,2 %
Moyen 73 897 45 157
0 à 19 999 $ 2,9 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 15,7 % 52,4 %
50 000 $ et plus 81,4 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
2114 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,0 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 0,0 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 7,1 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 92,9 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 2114 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,0 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 0,0 % 2,5 %
Capitale-Nationale 4,1 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 0,0 % 5,4 %
Estrie 2,7 % 3,9 %
Centre-du-Québec 0,0 % 2,9 %
Montérégie 15,1 % 18,7 %
Montréal 58,9 % 24,1 %
Laval 9,6 % 5,0 %
Lanaudière 2,7 % 5,8 %
Laurentides 6,8 % 7,0 %
Outaouais 0,0 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,0 % 1,8 %
Mauricie 0,0 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 0,0 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,0 % 1,7 %


2114 Ensemble des
professions
Travail autonome 2,7 % 11,2 %


2114 Ensemble des
professions
Immigration 19,7 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Administration publique fédérale 79,2 %
Services professionnels, scientifiques et techniques 12,5 %
- autres services professionnels, scientifiques et techniques (y compris les services de prévisions météorologiques) 8,3 %
Services publics 4,2 %