Géologues, géochimistes et géophysiciens

2113 - Géologues, géochimistes et géophysiciens/géophysiciennes
Textes de la profession

Nature du travail

Les géologues, les géochimistes et les géophysiciens exécutent des programmes d'exploration et de recherche qui visent à approfondir la connaissance de la structure et de la composition de la terre, à localiser et à identifier des ressources en hydrocarbures, en minéraux et de la nappe phréatique, à planifier et à mettre en œuvre des programmes d'extraction d'hydrocarbures et de minéraux et à évaluer et à atténuer les effets des projets de développement et d'enlèvement des déchets sur l'environnement.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Écogéologue;
géochimiste;
géologue;
géologue minier;
géologue pétrolier;
géologue prospecteur;
géologue spécialiste de la mise en valeur;
géologue spécialiste de la nappe phréatique;
géophysicien;
glaciologue;
hydrogéologue;
hydrologue;
minéralogiste;
océanographe;
paléontologue;
pétrologue;
sédimentologue;
sismologue;
stratigraphe.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : août 2010)

Le nombre de géologues a évolué en dents de scie au cours des dernières années, avec tout de même une certaine croissance jusqu'au début de la dernière récession. Ces mouvements dépendent de divers facteurs, mais surtout des tendances qui influencent le secteur minier. Même s'il a subi durement les effets de la dernière récession, le secteur minier devrait repartir en croissance au cours des prochaines années. En conséquence, on prévoit que le nombre de géologues devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les géologues qui prendront leur retraite et de l'augmentation de l'emploi. En plus, la formation et l'expérience dans cette profession permettent aux géologues d'accéder à des promotions à des postes de supervision et de gestion.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles aux personnes qui satisfont aux exigences de l'Ordre des géologues du Québec (voir la section Formation). Il peut s'agir de nouveaux diplômés universitaires, d'anciens membres de l'Ordre qui recommencent à exercer cette profession ou d'immigrants. En 2006, environ 14 % des géologues étaient en effet des immigrants, proportion légèrement plus élevée que pour l'ensemble des professions (12 %), selon les données du recensement. Selon les données de l'Ordre, cette proportion serait en croissance depuis quelques années. Par ailleurs, peu de débouchés sont habituellement pourvus par des géologues expérimentés en chômage, puisque le taux de chômage est en général faible dans cette profession.

Il est difficile d'évaluer avec précision si le nombre de diplômés en géologie, sciences de la terre et hydrologie correspond bien à la demande à partir des données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport (MELS).

- Environ la moitié des nouveaux bacheliers en géologie poursuivent leurs études après avoir obtenu leur diplôme; la situation de ceux qui se dirigent sur le marché du travail varie énormément d'une année à l'autre; en outre, le fait que cette enquête se tient en janvier, mois où le chômage saisonnier est à son sommet, pourrait expliquer leur taux de chômage assez élevé.

- La situation sur le marché du travail des diplômés de la maîtrise en sciences de la terre est un peu meilleure que celle des bacheliers en géologie, mais varie aussi passablement d'une année à l'autre. Le nombre de diplômés de la maîtrise en géologie est trop faible (moins de 10 par année depuis au moins 8 ans) pour obtenir des données sur leur situation sur le marché du travail.

Malgré ces nuances, ces données confirment que la maîtrise devient graduellement la norme pour pouvoir accéder à cette profession. Ce constat est aussi reflété dans les données du recensement. En effet, près de la moitié des géologues (46 %) possédaient en 2006 une scolarité supérieure au baccalauréat.

Industries

Selon les données du recensement, environ 54 % des géologues travaillaient en 2006 dans les services professionnels, scientifiques et techniques, en premier lieu dans des bureaux d'architectes, d'ingénieurs ou de géologues (38 %) et dans les services de recherche et de développement scientifiques (8 %). On en retrouvait aussi 32 % dans l'extraction minière et l'extraction de pétrole et de gaz, et 12 % dans l'administration publique.

Tendances

En se basant sur les domaines d'intervention décrits par l'Ordre des géologues du Québec, l'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement de la demande de services de géologie :

  • dans l'exploration et l'exploitation dans le secteur minier et l'industrie pétrolière et gazière;
  • dans le captage et la protection de l'eau souterraine;
  • dans la caractérisation et la restauration des terrains contaminés;
  • et dans l'implantation d'aménagements et la prévention des risques naturels.

La demande de ces services de géologie évolue donc en fonction les tendances qui influencent le secteur minier et, dans une moindre mesure, l'industrie pétrolière et gazière, et l'administration publique.

- Secteur minier

Après avoir diminué de moitié au cours des années 1990, le nombre d'emplois dans le secteur minier a augmenté d'au moins 25 % entre 2001 et 2008, avant de replier d'au moins 10 % en 2009 en raison de la récession. Ces mouvements s'expliquent en premier lieu par l'évolution du prix des matières premières.

La baisse du prix des matières premières au début des années 1990 a incité les entreprises à ralentir la production des mines existantes et à diminuer de façon importante leurs investissements en exploration. Depuis le début des années 2000, la demande mondiale de matières premières a connu une croissance remarquable. Cette demande provient entre autres de la Chine qui a de plus en plus besoin de matières premières pour soutenir la croissance effrénée de son secteur manufacturier. La hausse de cette demande a entraîné une forte augmentation du prix des matières premières, avantageant l'emploi dans le secteur minier. Cela explique bien sûr en grande partie la reprise de l'emploi dans ce secteur.

L'ampleur de cette croissance de l'emploi dans le secteur minier a toutefois été atténuée par la faiblesse des dépenses d'exploration et de mise en valeur au cours des années 1990. Si la valeur de ces dépenses a quadruplé entre 2000 et 2007, il peut par contre s'écouler plusieurs années entre le début d'une exploration et la mise en activité d'une mine. D'ailleurs, la forte croissance de la valeur réelle (après inflation) des livraisons entre 2003 et 2009 (près de 60 %) n'est due qu'à l'augmentation des prix, le volume de production ayant continué à diminuer.

En raison de la baisse du prix des métaux due à la récession, l'activité minière a ralenti en 2008 et 2009. Ce ralentissement devrait être bien temporaire. Notons que, contrairement au prix des autres métaux, celui de l'or n'a jamais faibli, continuant même à augmenter puisque l'or sert souvent de valeur refuge en période de récession. Son prix devrait continuer à augmenter après la récession, car beaucoup de pays qui possèdent d'importantes réserves de dollars américains, dont la Chine, continueront à accumuler d'importantes quantités d'or pour diversifier leurs réserves, craignant une baisse à moyen et long terme de la valeur du dollar américain. En outre, la hausse des dépenses d'exploration et de mise en valeur au cours des toutes dernières années commencera à produire ses effets au cours de notre période de prévision (2010-2014). C'est pourquoi on prévoit que l'emploi dans le secteur minier augmentera de façon notable au cours des prochaines années.

Notons que les géologues sont davantage sollicités lors de la phase d'exploration minière que pour les activités d'exploitation.

- Industrie pétrolière et gazière

Même si cette industrie ne représente historiquement qu'une faible fraction de l'activité dans le secteur minier, l'exploration de ressources gazières et pétrolières, y compris les gaz de schiste, surtout dans l'estuaire et dans la vallée du Saint-Laurent, pourrait à l'avenir générer davantage de travail pour les géologues. Même si le potentiel est là, le niveau d'activité qu'atteindra cette industrie au cours des prochaines années demeure pour l'instant bien incertaine et dépend à la fois de l'évaluation du potentiel en hydrocarbures et des résultats des études sur les impacts environnementaux d'une éventuelle exploitation de ces gisements.

- Administration publique

Les besoins de l'administration publique sont variés. Ils touchent aussi bien les aspects économiques qu'environnementaux de projets de développement. Ils se reflètent tant par l'embauche directe de géologues (12 % de l'emploi dans cette profession en 2006) que par l'octroi de contrats à des firmes de géologues.

Étant donné que les priorités gouvernementales seront concentrées dans le secteur de la santé et de l'éducation, les perspectives pour les prochaines années semblent plutôt mitigées de ce côté.

En conséquence, on prévoit que le nombre de géologues devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 26 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (15 %). La donnée sur le revenu annuel d'emploi (66 900 $) présentée dans la section « Caractéristiques » des « Statistiques » ne concerne que les 54 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 44 189 $. Le travail autonome était en 2006 plus répandu que dans l'ensemble des professons (environ 18 % des emplois par rapport à 11 %).

Exigences

Pour accéder à cette profession, il faut avoir l'esprit scientifique et de la facilité en mathématiques. Les candidats doivent posséder des aptitudes pour l'analyse, la synthèse et la résolution de problèmes, de la facilité à travailler en équipe et une bonne capacité d'adaptation. La rigueur, la minutie, la curiosité scientifique et le sens de l'organisation sont parmi les qualités les plus importantes dans cette profession. Le bilinguisme est souvent essentiel.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'au moins un baccalauréat dans une discipline liée à la géologie ou à la géophysique. Les maîtrises en géologie, en sciences de la terre et parfois en hydrologie représentent un atout et sont de plus en plus souvent exigées.

Seuls les membres de l'Ordre des géologues du Québec peuvent exercer cette profession et utiliser les titres de géologue et de géophysicien ou tout autre titre ou abréviation pouvant laisser croire qu'ils le sont. Pour devenir membre de l'Ordre, un candidat à cette profession doit être titulaire d'un baccalauréat en géologie ou en génie géologique reconnu par l'Ordre, ou d'un diplôme reconnu équivalent délivré par un établissement d'enseignement situé hors du Québec.

Le permis de géologue est délivré par l'Ordre à la personne qui peut démontrer une connaissance adéquate de la langue française et qui :

  • est titulaire d'un diplôme universitaire reconnu de premier cycle (baccalauréat) et qui a complété trois années d'expérience pratique pertinente; ou

  • est titulaire d'un diplôme universitaire reconnu de deuxième cycle (maîtrise) et qui a complété deux années d'expérience pratique pertinente; ou

  • est titulaire d'un diplôme universitaire reconnu de troisième cycle (doctorat) et qui a complété une année d'expérience pratique pertinente.

Le permis de géologue stagiaire est délivré par l'Ordre à la personne qui satisfait aux conditions de délivrance du permis de géologue, sauf à celles liées à l'expérience pratique.

Le permis temporaire de géologue est délivré par l'Ordre à la personne qui satisfait aux conditions de délivrance du permis de géologue, sauf à celles liées à la connaissance de la langue française.

Références utiles

Ordre des géologues du Québec

 Comité sectoriel de main-d'oeuvre de l'industrie des mines du Québec

 Association minière du Québec

 Ministère des Ressources naturelles et de la Faune

Considérations importantes

On prévoit que le nombre de géologues devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Les maîtrises en géologie, en sciences de la terre et parfois en hydrologie représentent un atout et sont de plus en plus souvent exigées. Comme cette profession est touchée par la récession actuelle, la situation sur le marché du travail des diplômés dans ces disciplines risque de se détériorer au cours des premières années qui suivront la récession, mais devrait s'améliorer par la suite.

2113 - Géologues, géochimistes et géophysiciens/géophysiciennes
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 2113 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 1 250 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 60 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 1,7 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 20 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 30 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 50 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 2113 Ensemble des
professions
Hommes 74,2 % 52,7 %
Femmes 25,8 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 2113 Ensemble des
professions
15- 24 ans 5,1 % 14,1 %
25- 44 ans 58,2 % 45,1 %
45- 64 ans 34,2 % 38,8 %
65 ans et plus 2,6 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 2113 Ensemble des
professions
Plein temps 91,3 % 79,2 %
Temps partiel 8,7 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
2113 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 53,8 % 53,2 %
Moyen 66 900 45 157
0 à 19 999 $ 1,8 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 26,4 % 52,4 %
50 000 $ et plus 71,8 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
2113 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,0 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 0,0 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 2,0 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 98,0 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 2113 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,0 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,5 % 2,5 %
Capitale-Nationale 16,9 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 2,0 % 5,4 %
Estrie 0,0 % 3,9 %
Centre-du-Québec 0,0 % 2,9 %
Montérégie 10,4 % 18,7 %
Montréal 29,9 % 24,1 %
Laval 3,0 % 5,0 %
Lanaudière 2,5 % 5,8 %
Laurentides 7,5 % 7,0 %
Outaouais 3,0 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 16,9 % 1,8 %
Mauricie 1,0 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 3,0 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 2,5 % 1,7 %


2113 Ensemble des
professions
Travail autonome 18,1 % 11,2 %


2113 Ensemble des
professions
Immigration 14,2 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Services professionnels, scientifiques et techniques 54,3 %
- architecture, génie et services connexes (y compris les bureaux de géologues) 38,1 %
- services de recherche et de développement scientifiques 7,6 %
Extraction minière et extraction de pétrole et de gaz 32,0 %
Administration publique 12,2 %