Expéditeurs et réceptionnaires

1471 - Expéditeurs/expéditrices et réceptionnaires
Textes de la profession

Nature du travail

Les expéditeurs et les réceptionnaires expédient, reçoivent et enregistrent le roulement des pièces, des fournitures, de l'équipement et du stock de l'établissement.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Agent expéditeur;
commis à l'expédition et à la réception;
commis aux marchandises d'importation;
expéditeur;
expéditeur de marchandises;
expéditeur-réceptionnaire;
réceptionnaire;
réceptionnaire du fret.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : août 2010)

Mises à part certaines variations annuelles, le nombre d'expéditeurs et réceptionnaires a augmenté légèrement au cours des dernières années. Cette croissance s'explique en bonne partie par l'évolution de l'emploi dans le secteur du commerce et dans les industries manufacturières. Compte tenu des perspectives dans ces industries et de l'impact de l'informatisation d'une partie de leurs tâches, on prévoit que le nombre d'expéditeurs et réceptionnaires augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en partie des postes qui seront libérés par les expéditeurs et réceptionnaires qui prendront leur retraite et, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi, mais surtout du roulement de personnel. D'une part, il existe passablement de mobilité entre cette profession et d'autres professions apparentées, par exemple, manutentionnaires (voir 7452) et commis aux achats et à l'inventaire (1474). D'autre part, selon la conjoncture, un bon nombre d'expéditeurs et réceptionnaires quittent cette profession pour toutes sortes d'autres professions. Enfin, l'expérience dans cette profession permet d'accéder à des postes de supervision, de vente et de gestion d'entrepôts.

Bassin de main-d'œuvre

Les débouchés seront accessibles aux personnes qui satisfont aux exigences des employeurs, entre autres à celles qui possèdent de l'expérience dans un travail connexe de bureau ou d'entrepôt, et à des expéditeurs et réceptionnaires expérimentés en chômage, dont le nombre a augmenté passablement depuis le début de la dernière récession. En plus, de nombreux débouchés devraient être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences des employeurs. En effet, la proportion d'immigrants était en 2006 relativement élevée dans cette profession (16 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement). Notons que les expéditeurs et réceptionnaires nés à l'étranger étaient concentrés dans l'Île de Montréal, où ils occupaient 37 % des emplois dans cette profession, tandis qu'on en trouvait beaucoup moins à l'extérieur de cette région (moins de 6 % des emplois).

Industries

Selon les données du recensement, environ 52 % des expéditeurs et réceptionnaires travaillaient en 2006 dans le secteur du commerce et 30 % dans le secteur manufacturier. On en retrouvait aussi en nombre significatif dans l'industrie du transport et de l'entreposage (6%).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend des tendances qui influencent le secteur du commerce et les industries manufacturières, et de l'implantation de changements technologiques.

- Tendances industrielles

La récession aux États-Unis au début des années 2000, la hausse importante de la valeur du dollar canadien en 2003, l'accentuation de la concurrence des pays à faibles salaires, telle la Chine, et la dernière récession ont entraîné des effets bien différents sur le secteur manufacturier et sur le commerce. Si l'emploi dans le commerce a augmenté fortement entre 2000 et 2009 grâce à la hausse des importations et au bon niveau de croissance des dépenses des consommateurs, l'emploi dans le secteur manufacturier a diminué tout aussi fortement.

Au cours des prochaines années, on estime que la croissance de l'emploi dans le secteur manufacturier demeurera modeste, compte tenu de la vigueur incertaine de la reprise aux États-Unis, de la valeur toujours élevée du dollar canadien et de la concurrence toujours vive des pays à faibles salaires. L'emploi devrait augmenter à un rythme plus élevé dans le commerce de gros, principalement en raison de la croissance des importations. Du côté du commerce de détail, on s'attend à ce que la croissance des dépenses des consommateurs continue à stimuler l'emploi.

- Changements technologiques

L'introduction de la gestion «juste-à-temps» (diminution des coûts reliés au maintien des stocks, en commandant plus souvent et en plus petite quantité les matières premières, et en livrant plus souvent et en plus petite quantité les produits finis) fait augmenter le nombre d'actes pour les expéditeurs et les réceptionnaires : en diminuant les quantités de produits reçus et expédiés à chaque livraison, on augmente forcément la fréquence et le nombre d'actes reliés à la réception et à l'expédition.

Par contre, l'implantation de plus en plus répandue de logiciels de gestion des stocks et de gestion des documents d'expédition accélère leur travail. De plus, l'implantation de systèmes informatiques qui permettent la transmission des bons de commande, des factures et d'autres documents administratifs par ordinateur, et parfois même le paiement, accélère grandement le travail administratif relié à la réception et à l'expédition. Ces systèmes sont particulièrement bien adaptés à la gestion «juste-à-temps», puisqu'ils automatisent tout le processus administratif que ce type de gestion génère. L'implantation de ces systèmes désavantage bien sûr l'emploi dans cette profession.

Compte tenu des perspectives dans le secteur du commerce et dans les industries manufacturières, et de l'impact de l'informatisation d'une partie de leurs tâches, on prévoit que le nombre d'expéditeurs et réceptionnaires augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

En plus des tâches administratives, un bon nombre d'expéditeurs et réceptionnaires accomplissent des tâches de manutention, que ce soit à l'aide d'un chariot élévateur et d'autres équipements de chargement, ou manuellement. L'exercice de cette profession exige donc habituellement une certaine force physique.

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 25 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en légère hausse depuis 1991 (17 %). Quoiqu'il soit en croissance, leur niveau de scolarité était en 2006 nettement moins élevé que dans la moyenne des professions. Reflet du peu d'exigences scolaires et du taux de roulement élevé, on retrouvait en 2006 dans cette profession proportionnellement plus de jeunes âgés de moins de 25 ans (19 % par rapport à 14 %) et moins de personnes âgées de 45 ans et plus (37 % par rapport à 41 %) que dans l'ensemble des professions. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (31 410 $) présentée dans la section «Caractéristiques» des «Statistiques» ne concerne que les 59 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année ne s'élevait qu'à 15 557 $ en 2005. On retrouvait en 2006 peu de travailleurs autonomes dans cette profession (moins de 1 % des emplois).

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui possèdent des connaissances de base en informatique et en comptabilité. Ces candidats doivent posséder des compétences en calcul et une bonne mémoire. Les capacités à communiquer, à planifier et à travailler en équipe sont les principales qualités recherchées. En plus, dans de petites entreprises, on demande parfois aux expéditeurs et réceptionnaires d'effectuer la livraison. Dans ces cas, on exige d'eux la possession d'un permis de conduire approprié. Finalement, le bilinguisme est souvent exigé.

Études et formation

Les employeurs exigent habituellement un diplôme d'études secondaires (DES) et peuvent demander de l'expérience dans un travail connexe de bureau ou d'entrepôt. Certains employeurs offrent une formation en cours d'emploi. Le programme de commis à la réception et à l'expédition offert par quelques commissions scolaires représente un atout.

Références utiles

Manufacturiers et exportateurs du Québec

Manufacturiers et exportateurs du Canada

Ministère du Développement économique, de l'Innovation et de l'Exportation

Industrie Canada, Strategis

Considérations importantes

Compte tenu des perspectives dans le secteur du commerce et dans les industries manufacturières, et de l'impact de l'informatisation d'une partie de leurs tâches, on prévoit que le nombre d'expéditeurs et réceptionnaires augmentera légèrement au cours des prochaines années.

En raison de la précarité d'une bonne proportion des emplois dans cette profession, le roulement de personnel y est important, les débouchés sont nombreux et le taux de chômage est élevé.

1471 - Expéditeurs/expéditrices et réceptionnaires
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 1471 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 28 750 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 1 100 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,7 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 200 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 650 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 850 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 1471 Ensemble des
professions
Hommes 75,1 % 52,7 %
Femmes 24,9 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 1471 Ensemble des
professions
15- 24 ans 18,6 % 14,1 %
25- 44 ans 44,2 % 45,1 %
45- 64 ans 36,2 % 38,8 %
65 ans et plus 1,0 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 1471 Ensemble des
professions
Plein temps 86,6 % 79,2 %
Temps partiel 13,4 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
1471 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 59,3 % 53,2 %
Moyen 31 410 45 157
0 à 19 999 $ 18,2 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 73,0 % 52,4 %
50 000 $ et plus 8,7 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
1471 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 26,5 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 36,0 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 32,3 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 5,3 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 1471 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,2 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,2 % 2,5 %
Capitale-Nationale 8,1 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 4,6 % 5,4 %
Estrie 2,9 % 3,9 %
Centre-du-Québec 3,0 % 2,9 %
Montérégie 21,9 % 18,7 %
Montréal 32,4 % 24,1 %
Laval 6,0 % 5,0 %
Lanaudière 5,6 % 5,8 %
Laurentides 6,6 % 7,0 %
Outaouais 2,0 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,5 % 1,8 %
Mauricie 2,1 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 1,6 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,5 % 1,7 %


1471 Ensemble des
professions
Travail autonome 0,7 % 11,2 %


1471 Ensemble des
professions
Immigration 15,6 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Commerce 52,2 %
- commerce de gros 29,7 %
- commerce de détail 22,5 %
Fabrication 30,4 %
Transport et entreposage 6,2 %