Commis de bureau généraux
1411 - Commis de bureau généraux/commis de bureau générales
Textes de la profession
Nature du travail
Les commis de bureau généraux préparent la correspondance, les rapports, les relevés et d'autres documents, se servent du matériel de bureau, répondent au téléphone et effectuent diverses tâches générales de bureau conformément aux méthodes établies.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Aide de bureau;
commis de bureau;
commis de bureau général;
dactylo;
opérateur de système de traitement de texte.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.
(Mise à jour : août 2010)
Au cours des dernières années, le nombre de commis de bureau généraux a diminué très fortement. L'implantation de la bureautique et la demande d'employés de bureaux plus polyvalents expliquent en bonne partie cette baisse importante. Ces modifications étant maintenant bien implantées, leur nombre devrait diminuer de façon notable au cours des prochaines années, mais à un rythme beaucoup moins spectaculaire qu'au cours des années précédentes.
Source des débouchés
Malgré les perspectives négatives, il y aura quand même un bon nombre de débouchés. Ils proviendront en partie des postes libérés par les commis qui prendront leur retraite, mais surtout du fort roulement de personnel dans cette profession. En effet, les postes de commis de bureau généraux servent souvent de porte d'entrée dans de grandes entreprises où les promotions sont courantes (secrétariat, supervision, autres postes administratifs, etc.).
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles à des diplômés de la formation professionnelle et collégiale ou à des personnes possédant de l'expérience dans le travail de bureau. D'autres débouchés seront pourvus par des commis expérimentés en chômage et par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, quoique légèrement moins élevée que dans l'ensemble des professions (9 % par rapport à 12 % en 2006), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.
Industries
Selon les données du recensement, on retrouvait en 2006 des commis de bureau généraux dans toutes les industries, avec une certaine concentration dans l'administration publique (19 %). Pour plus de précision, voir la section Secteurs des Statististiques.
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend de la demande de documents écrits, de l'implantation des logiciels de bureautique et des changements dans l'organisation du travail.
- Demande de documents écrits
Au cours des années 1970 et 1980, la demande de documents écrits et la croissance générale des industries de service ont contribué à soutenir l'emploi dans cette profession. Même si l'industrie des services et la demande de documents écrits ont poursuivi leur croissance par la suite, ces facteurs n'ont pu contrebalancer l'impact de l'implantation de la bureautique et des changements dans l'organisation du travail.
- Implantation de la bureautique
L'implantation de la bureautique a entraîné un véritable bouleversement du travail administratif. D'une part, l'utilisation de logiciels variés, adaptés et plus performants a permis d'accélérer considérablement et même d'éliminer une bonne partie du travail des commis-dactylographes, qui font partie de la présente profession. Citons par exemple la production de lettres types en grande quantité et de listes d'envois postaux automatisés. Puis, l'utilisation du courriel a fait diminuer les besoins en photocopies et en traitement du courrier. D'autre part, les administrateurs et professionnels pour lesquels ils travaillent utilisent souvent ces outils informatiques eux-mêmes et réalisent ainsi une grande partie des tâches qu'ils confiaient auparavant aux membres de cette profession.
- Organisation du travail
Les outils informatiques permettent en plus de réaliser un grand nombre de tâches auparavant impossibles à envisager, que ce soit du côté de la mise en pages et de l'éditique, que du côté des présentations visuelles, de la gestion des bases de données ou du traitement de statistiques. Ces multiples possibilités ont entraîné une hausse des exigences des employeurs et une plus forte demande d'employés de bureaux polyvalents ainsi qu'une diminution d'employés de bureaux spécialisés. Ainsi, on peut retrouver maintenant une même personne qui effectue les tâches historiquement confiées aux commis de bureau généraux, aux réceptionnistes (voir 1414), aux secrétaires (voir 1241) et aux commis-comptables (voir 1431). Cette personne peut même parfois utiliser des logiciels de graphisme et de conception de pages Web (voir 5223 et 5241).
La tendance à la polyvalence n'est pas uniquement causée par la bureautique. Par souci d'efficacité et à la recherche de toujours plus de flexibilité dans l'organisation du travail, les employeurs recherchent en effet dans tous les domaines des employés qui possèdent les compétences nécessaires à l'accomplissement de plusieurs tâches. Cette profession est celle qui a subi le plus fortement les effets de cette tendance, principalement au profit des commis de soutien administratif (voir 1441), profession dont les fonctions sont plus variées et comprennent entre autres certaines tâches comptables.
Compte tenu de la demande d'employés de bureaux plus polyvalents, on prévoit que le nombre de commis de bureau généraux diminuera de façon notable au cours des prochaines années, mais à un rythme moins spectaculaire qu'au cours des années précédentes.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient en 2006 environ 87 % des postes de commis de bureau généraux. La donnée sur le revenu annuel d'emploi (36 179 $) présentée dans la section « Caractéristiques » des « Statistiques » ne concerne que les 61 % des membres de cette profession qui travaillaient à temps plein et à l'année en 2005. Le revenu moyen d'emploi de ceux qui ne travaillaient pas à temps plein et à l'année s'élevait plutôt à 19 263 $ en 2005. En 2006, le travail autonome y était peu fréquent (moins de 3 % par rapport à 11 % pour l'ensemble des professions) et se retrouvait surtout dans de petites entreprises de traitement de texte à forfait.
Exigences
Puisque les postes qui subsistent représentent souvent des postes d'entrée dans de grandes entreprises, les employeurs recherchent des candidats qui possèdent des qualités leur permettant d'accéder éventuellement à des professions administratives exigeant plus de polyvalence. Ainsi, ils exigent habituellement une bonne connaissance des principaux logiciels utilisés en bureautique et des tâches administratives que ces logiciels permettent d'accomplir. Les candidats doivent posséder une connaissance approfondie du français et de la grammaire et un sens développé de l'organisation. Ils doivent être affables, faire preuve de beaucoup de discrétion et montrer de grandes aptitudes aux relations interpersonnelles. La connaissance d'Internet et du courrier électronique, et des habiletés en analyse et en résolution de problèmes sont aussi de plus en plus demandées. Le bilinguisme, à tout le moins fonctionnel, est exigé par la majorité des employeurs.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, on exige au moins un diplôme d'études secondaires et habituellement un diplôme de formation professionnelle ou technique dans le domaine administratif ou dans un secteur connexe. Les diplômes d'études professionnelles (DEP) en secrétariat et en comptabilité et le diplôme d'études collégiales (DEC) et l'attestation d'études collégiales (AEC) en techniques de bureautique sont les programmes les plus pertinents pour accéder à cette profession et obtenir des promotions dans d'autres professions administratives mieux rémunérées.
Considérations importantes
Compte tenu de la demande d'employés de bureaux plus polyvalents, le nombre de commis de bureau généraux devrait diminuer de façon notable au cours des prochaines années.
Il y aura quand même un certain nombre de débouchés. Ils proviendront surtout du fort taux de roulement dans cette profession. En effet, les postes de commis de bureau généraux servent souvent de porte d'entrée dans de grandes entreprises où les promotions sont courantes (secrétariat, supervision, autres postes administratifs, etc.).
1411 - Commis de bureau généraux/commis de bureau générales
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 1411 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 15 050 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 2 650 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | -1,6 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | -250 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 450 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 200 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 1411 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 12,6 % | 52,7 % |
| Femmes | 87,4 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 1411 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 7,7 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 44,7 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 46,4 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 1,2 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 1411 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 84,1 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 15,9 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
1411 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 60,7 % | 53,2 % |
| Moyen | 36 179 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 7,8 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 80,3 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 11,8 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
1411 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 5,0 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 32,5 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 50,7 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 11,8 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 1411 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,7 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,9 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 10,4 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,4 % | 5,4 % |
| Estrie | 2,3 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 2,0 % | 2,9 % |
| Montérégie | 18,8 % | 18,7 % |
| Montréal | 25,5 % | 24,1 % |
| Laval | 5,8 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 5,4 % | 5,8 % |
| Laurentides | 6,4 % | 7,0 % |
| Outaouais | 8,6 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,2 % | 1,8 % |
| Mauricie | 2,7 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 2,6 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 1,4 % | 1,7 % |
| 1411 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 2,5 % | 11,2 % |
| 1411 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 8,9 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Administration publique | 18,8 % |
| Commerce | 12,1 % |
| Fabrication | 10,6 % |
| Finance et assurances | 9,2 % |
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 8,1 % |
| Soins de santé et assistance sociale | 7,6 % |
| Enseignement | 6,7 % |
| Autres services, sauf les administrations publiques | 4,9 % |