Courtiers en douanes, courtiers maritimes et autres courtiers

1236 - Courtiers/courtières en douanes, courtiers/courtières maritimes et autres courtiers/courtières
Textes de la profession

Nature du travail

Les courtiers en douanes dédouanent les marchandises et les acheminent à destination, au nom de leurs clients importateurs et exportateurs. Les courtiers maritimes achètent et vendent de l'espace à bord des cargos et achètent et vendent des navires, des yachts et autres embarcations à la demande de leurs clients. Ce groupe comprend aussi les autres courtiers, non classés ailleurs, qui négocient des transactions commerciales ou d'autres services, entre différents pourvoyeurs, au nom de leurs clients.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Courtier en douanes agréé;
courtier maritime;
courtier en affrètement de navire;
courtier en douanes;
courtier en fret;
courtier en opérations gazières.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : novembre 2011)

Au cours des dernières années, le nombre de courtiers en douanes, courtiers maritimes et autres courtiers a augmenté fortement. Cette augmentation s'explique principalement par la hausse des importations internationales et par l'importance croissante de la logistique des transports. Les effets de la simplification des procédures de dédouanement n'ont pas suffi à ralentir cette croissance. Étant donné que cette tendance devrait perdre un peu d'ampleur, on prévoit que le nombre de courtiers en douanes, courtiers maritimes et autres courtiers augmentera de façon notable au cours des prochaines années, mais à un rythme moins rapide que lors des dernières années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les courtiers qui prendront leur retraite, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. Quelques courtiers accéderont à des postes de gestion dans des entreprises de courtage ou de commerce transitaire, ou s'établiront à leur compte. Par ailleurs, très peu de postes seront libérés par des courtiers qui changent de profession : le taux de roulement est en effet très faible.

Bassin de main-d'œuvre

La réussite du cours Spécialiste certifié des douanes (SCD), offert par la Société canadienne des courtiers en douanes, peut être requis pour certains postes de courtiers en douane.

Le diplôme d'études collégiales (DEC) et l'attestation d'études collégiales (AEC) en techniques de la logistique du transport peuvent être requis et constituent un atout. Notons que peu de débouchés pourront être pourvus par des courtiers expérimentés en chômage, car le taux de chômage est relativement faible dans cette profession, même s'il est toujours en 2011 nettement plus élevé qu'avant la récession de 2008-2009. Par contre, un bon nombre de débouchés pourront être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la forte proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 montrait que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants (23 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement).

Habituellement, la situation sur le marché du travail des diplômés du DEC en techniques de la logistique du transport se compare avantageusement avec celle des diplômés des autres programmes de la formation technique, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. Par contre, à peine un peu plus 10 % des diplômés qui travaillaient dans des emplois en rapport avec leur formation ont accédé à un poste associé à la présente profession entre 2002 et 2010. Les professions les plus fréquemment occupées par ces diplômés étaient les répartiteurs et opérateurs radio (1475), les superviseurs des commis à la transcription, à la distribution et aux horaires (1215) et, dans une moindre mesure, la présente profession, les expéditeurs et réceptionnaires (1471) et les horairistes de trajets et préposés à l'affectation des équipages (1476).

Si la situation sur le marché du travail des diplômés de l'attestation d'études collégiales (AEC) en techniques de la logistique du transport est nettement moins bonne que celle des diplômés du DEC correspondant, la proportion des diplômés qui occupaient un emploi dans un domaine en rapport avec la formation était beaucoup plus forte. En effet, entre le quart et le tiers de ces diplômés travaillaient dans la présente profession. Notons en plus que le nombre de diplômés de l'AEC fut de 2006 à 2009 près de quatre fois plus élevé que le nombre de diplômés du DEC. On doit donc conclure que cette AEC favorise davantage que le DEC l'accès à cette profession.

Industries

Selon les données du recensement, environ 82 % des courtiers en douanes travaillaient en 2006 dans l'industrie du transport, surtout pour des maisons de courtage en douanes ou des transitaires (63 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement des tendances qui touchent le commerce international, surtout du côté des importations, et de facteurs organisationnels et technologiques.

- Commerce international

Au cours des dernières années, l'emploi dans cette profession a bénéficié de la forte croissance du commerce international. Notons que les activités des courtiers en douanes du Québec sont davantage liées aux importations, puisque ce sont généralement les courtiers des autres pays qui s'occupent de nos exportations, selon les règles des pays vers où elles se dirigent.

Entre 1991 et 2008, la valeur réelle (en tenant compte de l'inflation) des importations internationales a plus que doublé (hausse de 115 %), atteignant un sommet historique, tant en valeur réelle (en dollars constants) qu'en proportion du produit intérieur brut (PIB). Les hausses furent particulièrement fortes depuis 2003, surtout en raison de la hausse de la valeur du dollar canadien, mais aussi de la croissance des importations provenant des pays à bas salaires.

Après avoir diminué fortement en 2009 en raison de la récession, la valeur des importations est repartie en hausse en 2010. Elle devrait continuer à augmenter à un bon rythme au cours des prochaines années. Tout d'abord, la valeur du dollar canadien devrait demeurer élevée. En plus, les produits de consommation des pays à bas salaires continueront à concurrencer la production locale. En conséquence, la croissance des importations continuera à favoriser nettement l'emploi dans cette profession.

- Facteurs organisationnels et technologiques

Les facteurs organisationnels et technologiques entraînent des effets opposés sur l'évolution de l'emploi dans cette profession. D'une part, l'introduction de systèmes informatiques qui permettent d'accélérer les procédures de déclaration douanière et de faire parvenir directement les documents requis à l'Agence des services frontaliers du Canada fait augmenter considérablement le nombre de dossiers pouvant être traités par un seul courtier. En plus, l'adoption par l'Agence de mesures pour simplifier les procédures de déclaration douanière, par exemple avec le Programme d'autocotisation des douanes, permet aux importateurs de réduire considérablement leurs coûts d'observation tout en améliorant leur capacité de se conformer aux exigences douanières. L'utilisation croissante d'Internet accélère également le travail de dédouanement en améliorant l'accessibilité de ces activités pour les gros importateurs et d'autres entreprises qui importent toujours le même genre de marchandises (par exemple dans les industries de l'aérospatiale et des produits pharmaceutiques).

D'autre part, ces mêmes mesures entraînent l'élargissement du champ d'intervention des courtiers en douanes, puisqu'elles permettent à ces entreprises de confier ces tâches à des personnes qui s'occupent également de la logistique des transports. Dans le même sens, certaines entreprises de transport et de commerce transitaire ont créé des filiales de courtage pour pouvoir offrir à leurs clients la totalité des services reliés à l'importation : dédouanement, logistique de transport et transport comme tel. Notons toutefois que seules les maisons de courtage agréées par l'Agence des services frontaliers du Canada ont le droit d'offrir des services de dédouanement à d'autres compagnies.

- Autres facteurs

Par ailleurs, la multiplication des ententes internationales sur le commerce de marchandises et leurs conditions d'application peuvent aussi bien simplifier le processus de dédouanement pour certains produits que le complexifier pour d'autres produits. Ainsi, les employeurs ont parfois besoin de généralistes qui peuvent traiter n'importe quel produit, aussi bien que de spécialistes qui connaissent à fond les ententes et les démarches relatives à des produits reliés à des industries bien précises : textiles, produits chimiques, etc.

Compte tenu de l'ensemble de ces facteurs, le nombre de courtiers en douanes devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 39 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse légère depuis 1991 (36 %). Environ 79 % des membres de cette profession travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). Même si la grande majorité des courtiers en douanes sont salariés, on retrouvait en 2006 un bon nombre de travailleurs autonomes (10 % des emplois par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions). Ils doivent être disponibles pour travailler selon des horaires qui répondent aux besoins de leurs clients. Ils travaillent donc le soir et les week-ends sur une base régulière.

Exigences

L'informatisation des opérations douanières ne rend donc pas mécaniques les procédures de dédouanement. Les courtiers doivent en effet posséder des connaissances approfondies du système de classification tarifaire et des règlements gouvernementaux s'y rattachant, suivre l'actualité et se tenir à jour sur les fréquentes modifications de la réglementation qui touche le transport international de marchandises. Ainsi, les employeurs recherchent des candidats qui connaissent les systèmes informatiques de dédouanement et qui possèdent un excellent jugement et de solides capacités d'apprentissage et d'adaptation. Ils doivent aussi démontrer des aptitudes à la communication et au travail d'équipe. Le bilinguisme est essentiel, l'anglais étant la langue d'usage dans le courtage en douanes.

Études et formation

* Courtiers en douanes

Un diplôme d'études secondaires est exigé.

Le diplôme d'études collégiales (DEC) et l'attestation d'études collégiales (AEC) en techniques de la logistique du transport peuvent être requis et constituent un atout. Les candidats à un poste de courtier en douanes doivent poursuivre plusieurs années de formation en cours d'emploi et compléter un cours de courtiers en douanes donné par la Société canadienne des courtiers en douanes.

Un agrément de courtier en douanes, délivré par Agence des services frontaliers du Canada est requis pour les individus et pour les compagnies qui veulent travailler dans le courtage en douanes. Pour plus de précision, on peut consulter le site Internet de l'Agence au : http://cbsa-asfc.gc.ca/publications/dm-md/d1/d1-8-3-fra.pdf.

* Courtiers maritimes

Un diplôme d'études secondaires est exigé.

Plusieurs années de formation en cours d'emploi sont requises.

Des cours par correspondance sont offerts aux courtiers maritimes par l'Institute of Chartered Shipbrokers.

Références utiles

Société canadienne des courtiers en douane

Agence des services frontaliers du Canada

Examen professionnel professionnelles des courtiers en douane

Institute of Chartered Shipbrokers

Considérations importantes

Compte tenu de la hausse des importations internationales et de l'importance croissante de la logistique des transports, le nombre de courtiers en douanes, courtiers maritimes et autres courtiers devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.

Même si aucune formation scolaire ne mène directement à cette profession, le diplôme d'études collégiales (DEC) et l'attestation d'études collégiales (AEC) en techniques de la logistique du transport peuvent être requis et constituent un atout.

Les courtiers en douanes sont rarement en chômage et demeurent généralement dans cette profession. Le taux de roulement est en effet très faible.

1236 - Courtiers/courtières en douanes, courtiers/courtières maritimes et autres courtiers/courtières
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 1236 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 1 050 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 45 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 1,9 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 20 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 50 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 70 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 1236 Ensemble des
professions
Hommes 60,8 % 52,7 %
Femmes 39,2 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 1236 Ensemble des
professions
15- 24 ans 4,9 % 14,1 %
25- 44 ans 56,7 % 45,1 %
45- 64 ans 37,4 % 38,8 %
65 ans et plus 1,0 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 1236 Ensemble des
professions
Plein temps 94,8 % 79,2 %
Temps partiel 5,2 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
1236 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 78,9 % 53,2 %
Moyen 49 126 45 157
0 à 19 999 $ 7,5 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 65,2 % 52,4 %
50 000 $ et plus 27,3 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
1236 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 6,4 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 29,2 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 45,5 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 18,8 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 1236 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,0 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,0 % 2,5 %
Capitale-Nationale 2,0 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 3,0 % 5,4 %
Estrie 3,0 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,0 % 2,9 %
Montérégie 29,6 % 18,7 %
Montréal 39,9 % 24,1 %
Laval 7,4 % 5,0 %
Lanaudière 0,0 % 5,8 %
Laurentides 9,4 % 7,0 %
Outaouais 0,0 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,0 % 1,8 %
Mauricie 0,0 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 1,0 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 2,0 % 1,7 %


1236 Ensemble des
professions
Travail autonome 10,2 % 11,2 %


1236 Ensemble des
professions
Immigration 23,2 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Transport et entreposage 82,4 %
- intermédiaires en transport de marchandises (y compris les maisons de courtage en douanes et les transitaires) 62,7 %
- transport par camion 4,4 %
- messageries et services de messagers 4,4 %
Fabrication 4,9 %