Assureurs
1234 - Assureurs/assureures
Textes de la profession
Nature du travail
Les assureurs étudient et évaluent les demandes d'assurance afin de déterminer les risques à couvrir et de fixer les primes ainsi que l'étendue des couvertures en fonction des politiques de la compagnie.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Assureur;
assureur de biens;
assureur de groupe;
assureur en responsabilités.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : août 2010)
Au cours des dernières années, le nombre d'assureurs a augmenté fortement. Cette augmentation s'explique par les tendances qui influencent le marché des assurances ainsi que par l'implantation de changements technologiques. Étant donné que ces tendances devraient se maintenir, on prévoit que le nombre d'assureurs devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les assureurs qui prendront leur retraite, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. Quelques postes deviendront vacants en raison de leurs promotions à des postes de gestion.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux personnes qui ont de l'expérience dans le domaine des assurances, des courtiers, par exemple. Les diplômés qui possèdent la formation exigée auront aussi accès à ces débouchés, mais devront en général acquérir de l'expérience dans d'autres postes du domaine de l'assurance. D'ailleurs, cette profession comptait en 2006 peu de jeunes âgés de moins de 25 ans (4 % par rapport à 14 % pour l'ensemble des professions), selon les données du recensement. Peu de postes pourront être pourvus par des assureurs expérimentés en chômage, car le taux de chômage est très faible dans cette profession, mais un certain nombre de débouchés devraient l'être par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, quoique moins élevée que dans l'ensemble des professions (7 % par rapport à 12 % en 2006), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.
La situation sur le marché du travail des diplômés du diplôme d'études collégiales (DEC) en conseil en assurances et en services financiers est habituellement excellente, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. En plus, alors que la grande majorité des emplois considérés en rapport avec leur formation par ces diplômés étaient dans la profession agents et courtiers d'assurance jusqu'en 2004, ils se sont par la suite (2005 à 2009) partagés assez également entre les agents et courtiers d'assurance (6231), les experts en sinistres (1233) et, dans une moindre mesure, cette profession.
Quoique important, le bassin de main-d'œuvre formé des diplômés de ce DEC est en moyenne cinq à six fois plus petit que celui formé par les diplômés des attestations d'études collégiales (AEC) liées au DEC en conseil en assurances et en services financiers. Si la situation sur le marché du travail de ces diplômés est un peu moins bonne que celle des diplômés du DEC en raison d'un taux de chômage plus élevé, elle demeure tout à fait satisfaisante. Plus de la moitié de ces diplômés des promotions de 2007 à 2009 travaillant dans des emplois en rapport avec leur formation occupaient des postes d'agents et courtiers d'assurance (6231), plus de 20 % des postes d'experts en sinistres (1233) et moins de 10 % d'assureurs (1234).
Industries
Selon les données du recensement, les assureurs, qu'on appelle fréquemment «tarificateurs», travaillaient en 2006 en majorité pour des compagnies d'assurances (56 %). Toutefois, de plus en plus d'agences de courtage embauchent des assureurs pour mieux évaluer les risques en assurance individuelle ou collective et comparer les couvertures offertes par les compagnies d'assurances (de 9 % à 31 % entre 1991 et 2006).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend principalement des tendances qui influencent l'industrie des assurances et des changements technologiques.
Les deux principaux marchés de l'assurance sont les assurances de dommages et les assurances de personnes. Les assurances de dommages IARD (incendies, automobiles, risques divers) couvrent les biens matériels et assurent la protection en matière de responsabilité civile pour les préjudices matériels, corporels ou moraux à autrui. Les assurances de personnes incluent les assurances vie, santé, invalidité, voyage, santé hors-Québec, dentaire, médicaments, soins ambulanciers, etc.
- Assurances de dommages
Le marché des assurances de dommages IARD est composé de l'assurance automobile (environ 46 % de ce marché au Canada en 2007, selon le document «Assurances de dommages au Canada 2009», produit par le Bureau d'assurance du Canada), de l'assurance de biens personnels et commerciaux (respectivement 17 % et 14 %, pour un total de 31 %), de l'assurance responsabilité (environ 13 %) et des autres produits (environ 10 %).
Le marché de l'assurance automobile dépend principalement de l'évolution du parc automobile. Le nombre de véhicules en circulation au Québec a augmenté de 96 % entre 1978 et 2009, ce qui représente une augmentation moyenne de 2,2 % par année. Ce marché constitue donc une source de croissance importante pour les assureurs IARD et devrait le demeurer. En effet, le nombre de véhicules en circulation au Québec a augmenté encore plus fortement (2,4 % par année) entre 2002 et 2009, même si les prix de l'essence ont connu une hausse de 35 % au cours de la même période, selon les données de la Régie de l'énergie du Québec. Notons que ce marché est partagé au Québec entre la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), pour l'assurance de risques de blessures corporelles, et les sociétés privées, pour les risques de dommages matériels, incluant le vol.
Le marché de l'assurance de biens personnels et commerciaux bénéficie de l'apparition de nouveaux créneaux d'intervention. Par exemple, le domaine informatique fournit de bonnes possibilités du côté de l'assurance contre le trafic et le vol de données informatiques. Cela dit, tout en connaissant une bonne croissance, l'importance relative de l'assurance de biens personnels et commerciaux dans le marché des assurances de dommages IARD a perdu du terrain depuis 1985, quoiqu'on y observe depuis quelques années une forte croissance, entre autres en raison du nombre élevé de sinistres naturels.
Le marché de l'assurance responsabilité est le créneau des assurances de dommages IARD qui a le plus progressé depuis 1985. Même si ce marché demeure loin de l'ampleur qu'il a pris aux États-Unis, il n'en demeure pas moins qu'il connaît une forte croissance, par exemple dans les primes pour responsabilité civile en cas de faute professionnelle ou de dommages corporels subis à la suite de l'utilisation de produits ou de service. Les assureurs s'attendent à ce que le marché de l'assurance responsabilité continue à croître fortement à l'avenir.
Les autres créneaux des assurances de dommages IARD ont progressé au même rythme que la moyenne. Il s'agit de catégories spécialisées, comme l'assurance de bris de machinerie, l'assurance maritime et l'assurance aviation.
Globalement, le marché des assurances IARD présente de bonnes perspectives et devrait donc continuer de croître de façon vigoureuse au cours des prochaines années.
- Assurances de personnes
Le marché des assurances de personnes a bénéficié au cours des dernières années de la croissance des dépenses privées pour les services de santé. En effet, selon le document «Tendances des dépenses nationales de santé, 1975 à 2009» publié par l'Institut canadien d'information sur la santé, la part du secteur privé dans les dépenses totales de santé au Québec est passée de moins de 18 % en 1979 à 29 % en 2009, et ce, malgré la mise sur pied du régime d'assurance médicaments en 1997. En plus, la part des sociétés d'assurance dans les dépenses privées de santé au Canada est passée de 29 % à 41 % entre 1988 à 2007. Dit plus simplement, les dépenses de santé dans les sociétés d'assurance ont augmenté en moyenne de 9 % par année au Canada entre 1988 et 2007.
Le vieillissement de la population offrira de bonnes possibilités de croissance pour les assurances de personnes au cours des prochaines années. Non seulement c'est dans ce créneau que les sociétés d'assurance observent les taux de croissance les plus élevés, mais elles développent de plus en plus de produits pour satisfaire à la demande sans cesse croissante dans le domaine de la santé. Par exemple, elles offrent maintenant des produits pour assurer les soins en cas de perte d'autonomie, pour les maladies graves des enfants et pour les maladies infectieuses.
En plus, les compagnies d'assurances ont commencé à offrir des produits adaptés aux besoins des travailleurs autonomes, s'ouvrant ainsi l'accès à un marché prometteur. Le développement de programmes d'assistance, déjà implantés en Europe, pourrait aussi représenter un nouveau créneau à moyen terme. Il s'agit d'offrir des services complémentaires à des assurés, par exemple des services d'assistance juridique ou d'aide de gardiennage et de ménage si l'assuré ou un de ses proches est malade ou est victime d'un accident. Toutefois, la création du régime gouvernemental d'assurance médicaments limite quelque peu les possibilités de croissance de cette industrie. Malgré cela, le marché des assurances de personnes devrait croître fortement au cours des prochaines années.
- Changements technologiques
Le développement de bases de données informatiques de plus en plus complètes, performantes et interreliées a permis aux industries des assurances et des agences d'assurances d'accélérer grandement le travail administratif. Cette informatisation a surtout touché les professions administratives de base (secrétaires, commis aux assurances, commis administratifs, etc.), mais peu les assureurs. C'est pourquoi le nombre d'assureurs tend à augmenter plus rapidement que le nombre d'emplois total dans ces industries.
En outre, de plus en plus de consommateurs utilisent Internet pour s'informer sur les produits d'assurance individuelle, que ce soit en assurance de dommages ou en assurance de personnes. Si peu d'entre eux achètent directement de produits d'assurance par Internet, ils passent de moins en moins de temps avec les agents et courtiers (voir 6231), puisqu'ils ont déjà un bonne idée des produits qu'ils veulent lorsqu'ils communiquent avec eux. Ils communiquent par contre plus directement avec les assureurs pour mettre au point les derniers détails de leurs produits d'assurance. Ce comportement devrait donc favoriser les assureurs au détriment des courtiers.
Compte tenu de ces tendances, on prévoit que le nombre d'assureurs augmentera fortement au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 64 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse notable depuis 1991 (57 %). Plus de 71 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). Même si la grande majorité des assureurs sont salariés, on retrouvait en 2006 un certain nombre de travailleurs autonomes (6 % des emplois par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions).
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats qui maîtrisent les logiciels de bases de données. Ils doivent de plus posséder des aptitudes en mathématiques et démontrer un grand souci du détail. De bonnes connaissances en sciences de la santé constituent un atout. Le bilinguisme est généralement essentiel.
Études et formation
Pour les assureurs (tarificateurs), un diplôme d'études secondaires et une expérience de l'assurance sont exigés. Cette expérience peut parfois être compensée par un diplôme d'études collégiales (DEC) en conseil en assurances et en services financiers, une AEC qui lui est associée ou un diplôme universitaire.
Références utiles
Bureau d'assurance du Canada (BAC)
Regroupement des cabinets de courtage d'assurance du Québec
Chambre de la sécurité financière
Considérations importantes
Le marché des assurances, tant celles de personnes que celles de dommages, devrait croître fortement au cours des prochaines années. L'augmentation de la productivité générée par les changements technologiques limitera toutefois la croissance de l'emploi dans cette industrie.
Comme le travail des assureurs est moins désavantagé que d'autres professions de cette industrie par les changements technologiques et par la croissance de l'utilisation d'Internet pour s'informer sur les produits d'assurance individuelle, le nombre d'assureurs devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.
Le rehaussement des exigences pour accéder à des postes d'agents et courtiers d'assurance (6231), d'experts en sinistres (1233) et d'assureurs (voir 1234) fait en sorte que la situation sur le marché du travail des diplômés du DEC en conseil en assurances et en services financiers est habituellement excellente.
Les diplômés des attestations d'études collégiales (AEC) liées au DEC en conseil en assurances et en services financiers sont cinq à six fois plus nombreux que les diplômés du DEC. Si leur situation sur le marché du travail est un peu moins bonne que celle des diplômés du DEC, elle demeure tout à fait satisfaisante.
1234 - Assureurs/assureures
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 1234 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 1 950 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 30 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 2,2 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 45 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 100 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 145 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 1234 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 36,3 % | 52,7 % |
| Femmes | 63,7 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 1234 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 4,2 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 48,7 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 42,3 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 4,8 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 1234 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 91,8 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 8,2 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
1234 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 71,8 % | 53,2 % |
| Moyen | 50 613 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 5,9 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 56,4 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 37,7 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
1234 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 1,5 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 23,4 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 52,9 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 22,2 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 1234 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,6 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 0,6 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 13,2 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 8,8 % | 5,4 % |
| Estrie | 2,8 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 1,1 % | 2,9 % |
| Montérégie | 24,2 % | 18,7 % |
| Montréal | 25,5 % | 24,1 % |
| Laval | 6,9 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 5,6 % | 5,8 % |
| Laurentides | 3,9 % | 7,0 % |
| Outaouais | 2,8 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,3 % | 1,8 % |
| Mauricie | 1,1 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 1,7 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,0 % | 1,7 % |
| 1234 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 5,8 % | 11,2 % |
| 1234 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 7,1 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Sociétés d'assurance et activités connexes | 87,4 % |
| - sociétés d'assurance | 56,1 % |
| - agences et courtiers d'assurance et autres activités liées à l'assurance | 31,1 % |