Experts en sinistres et rédacteurs sinistres

1233 - Experts/expertes en sinistres et rédacteurs/rédactrices sinistres
Textes de la profession

Nature du travail

Les experts en sinistres examinent les circonstances qui entourent les sinistres et déterminent la valeur des pertes ou des dommages couverts par les polices d'assurance. Les rédacteurs sinistres examinent les demandes d'indemnisation et autorisent les paiements.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Estimateur de dommages;
expert en estimation de réclamations - assurance;
expert en sinistres;
rédacteur sinistres.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.

(Mise à jour : août 2010)

A) Vue d'ensemble

Au cours des dernières années, le nombre d'experts en sinistres et rédacteurs sinistres a augmenté fortement. Cette augmentation s'explique par la croissance du marché des assurances de dommages. Cette tendance à la forte hausse du nombre d'experts en sinistres et rédacteurs sinistres devrait se maintenir au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des postes qui seront libérés par les experts en sinistres et rédacteurs sinistres qui prendront leur retraite, mais aussi de l'augmentation de l'emploi. Quelques postes deviendront vacants en raison de leurs promotions à des postes de gestion.

Bassin de main-d'œuvre

Historiquement, ces débouchés étaient accessibles en premier lieu aux personnes qui avaient de l'expérience dans le domaine des assurances, des courtiers, par exemple. D'ailleurs, selon les données du recensement, cette profession comptait en 2006 très peu de jeunes âgés de moins de 25 ans (5 % par rapport à 14 % dans l'ensemble des professions). À la suite de l'entrée en vigueur de la Loi sur la distribution de produits et services financiers à la fin des années 1990, les caractéristiques du bassin de main-d'œuvre se sont modifiées profondément. Les candidats à cette profession doivent dorénavant satisfaire aux exigences l'Autorité des marchés financiers (anciennement du Bureau des services financiers). Même si l'obtention du diplôme d'études collégiales (DEC) en conseil en assurances et en services financiers, n'est toujours pas obligatoire, il prépare bien à l'examen l'Autorité des marchés financiers et représente donc un atout de plus en plus important. Ces exigences se reflètent clairement dans les données des recensements. Ainsi, la proportion d'experts en sinistres et rédacteurs sinistres qui sont titulaires d'un diplôme d'études postsecondaires est passée de 57 % à 76 % entre 1991 et 2006.

Face à ce changement important dans les conditions d'accès à la profession, un nombre croissant d'employeurs éprouvent des difficultés à embaucher des candidats. Dans ce contexte, il n'est pas étonnant de constater que la situation sur le marché du travail des diplômés du DEC en conseil en assurances et en services financiers est habituellement excellente, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport. En plus, alors que la grande majorité des emplois considérés en rapport avec leur formation par ces diplômés étaient dans la profession agents et courtiers d'assurance jusqu'en 2004, ils se sont par la suite (2005 à 2009) partagés assez également entre cette profession (1233), les agents et courtiers d'assurance (6231) et, dans une moindre mesure, les assureurs (voir 1234).

Quoique important, le bassin de main-d'œuvre formé des diplômés de ce DEC est en moyenne cinq à six fois plus petit que celui formé par les diplômés des attestations d'études collégiales (AEC) liées au DEC en conseil en assurances et en services financiers. Si la situation sur le marché du travail de ces diplômés est un peu moins bonne que celle des diplômés du DEC en raison d'un taux de chômage plus élevé, elle demeure tout à fait satisfaisante. Plus de la moitié de ces diplômés des promotions de 2007 à 2009 travaillant dans des emplois en rapport avec leur formation occupaient des postes d'agents et courtiers d'assurance (6231), plus de 20 % des postes d'experts en sinistres (1233) et moins de 10 % d'assureurs (1234).

Par ailleurs, peu de postes seront pourvus par des experts et rédacteurs expérimentés en chômage, puisque le taux de chômage est très faible dans cette profession, mais un certain nombre de débouchés devraient l'être par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, quoique moins élevée que dans l'ensemble des professions (7 % par rapport à 12 % en 2006), la proportion d'immigrants montre tout de même que cette profession est accessible à de nouveaux arrivants.

Industries

Selon les données du recensement, environ 85 % des experts en sinistres et rédacteurs sinistres travaillaient en 2006 dans l'industrie des assurances, surtout pour des compagnies d'assurances (61 %), mais aussi pour des agences et courtiers d'assurance (24 %).

Tendances

Les membres de cette profession travaillent surtout dans le domaine des assurances de dommages IARD (incendies, automobiles, risques divers), relatives aux biens matériels et à la protection en matière de responsabilité civile pour les préjudices matériels, corporels ou moraux à autrui. L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend donc beaucoup des tendances qui influencent le marché des assurances de dommages IARD, mais aussi des changements technologiques et du rôle des experts en sinistres et rédacteurs sinistres dans cette industrie.

- Assurances de dommages

Le marché des assurances de dommages IARD est composé de l'assurance automobile (environ 46 % de ce marché au Canada en 2007, selon le document «Assurances de dommages au Canada 2009», produit par le Bureau d'assurance du Canada), de l'assurance de biens personnels et commerciaux (respectivement 17 % et 14 %, pour un total de 31 %), de l'assurance responsabilité (environ 13 %) et des autres produits (environ 10 %).

Le marché de l'assurance automobile dépend principalement de l'évolution du parc automobile. Le nombre de véhicules en circulation au Québec a augmenté de 96 % entre 1978 et 2009, ce qui représente une augmentation moyenne de 2,2 % par année. Ce marché constitue donc une source de croissance importante pour les assureurs IARD et devrait le demeurer. En effet, le nombre de véhicules en circulation au Québec a augmenté encore plus fortement (2,4 % par année) entre 2002 et 2009, même si les prix de l'essence ont connu une hausse de 35 % au cours de la même période, selon les données de la Régie de l'énergie du Québec. Notons que ce marché est partagé au Québec entre la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), pour l'assurance de risques de blessures corporelles, et les sociétés privées, pour les risques de dommages matériels, incluant le vol.

Le marché de l'assurance de biens personnels et commerciaux bénéficie de l'apparition de nouveaux créneaux d'intervention. Par exemple, le domaine informatique fournit de bonnes possibilités du côté de l'assurance contre le trafic et le vol de données informatiques. Cela dit, tout en connaissant une bonne croissance, l'importance relative de l'assurance de biens personnels et commerciaux dans le marché des assurances de dommages IARD a perdu du terrain depuis 1985, quoiqu'on y observe depuis quelques années une forte croissance, entre autres en raison du nombre élevé de sinistres naturels.

Le marché de l'assurance responsabilité est le créneau des assurances de dommages IARD qui a le plus progressé depuis 1985. Même si ce marché demeure loin de l'ampleur qu'il a pris aux États-Unis, il n'en demeure pas moins qu'il connaît une forte croissance, par exemple dans les primes pour responsabilité civile en cas de faute professionnelle ou de dommages corporels subis à la suite de l'utilisation de produits ou de service. Les assureurs s'attendent à ce que le marché de l'assurance responsabilité continue à croître fortement à l'avenir.

Les autres créneaux des assurances de dommages IARD ont progressé au même rythme que la moyenne. Il s'agit de catégories spécialisées, comme l'assurance de bris de machinerie, l'assurance maritime et l'assurance aviation.

Globalement, le marché des assurances IARD présente de bonnes perspectives et devrait donc continuer de croître de façon vigoureuse au cours des prochaines années.

- Changements technologiques

Le développement de bases de données informatiques de plus en plus complètes, performantes et interreliées a permis aux industries des assurances et des agences d'assurances d'accélérer grandement le travail administratif. Cette informatisation a surtout touché les professions administratives de base (secrétaires, commis aux assurances, commis administratifs, etc.), mais peu les experts en sinistres et rédacteurs sinistres. Même si les changements technologiques permettent d'accélérer le travail des experts en sinistres, leurs tâches d'enquête, de visites des lieux des sinistres et de rédaction exigent tout de même beaucoup de travail difficilement compressible par des changements technologiques. C'est pourquoi le nombre d'experts en sinistres et rédacteurs sinistres tend à augmenter plus rapidement que le nombre d'emplois total dans ces industries.

Compte tenu de ces tendances, on prévoit que le nombre d'experts en sinistres et rédacteurs sinistres augmentera fortement au cours des prochaines années.

Certains experts en sinistres se spécialisent dans des créneaux précis, dans la responsabilité professionnelle ou la responsabilité commerciale, par exemple. Par contre, la plupart d'entre eux sont des généralistes qui travaillent dans tous les domaines de l'IARD.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 56 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (41 %). Environ 74 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). Même si la grande majorité de ces travailleurs sont salariés, on retrouvait en 2006 un certain nombre de travailleurs autonomes (6 % des emplois par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions).

Exigences

Les experts en sinistres et rédacteurs sinistres doivent connaître à fond les classes d'assurances. Ils doivent aussi posséder de solides notions sur le Code civil, la Loi sur les assurances, la Loi sur les assurances automobiles et la Loi sur la distribution de produits et services financiers. Les employeurs recherchent des candidats qui maîtrisent les logiciels de bases de données. Ils doivent de plus posséder des aptitudes en mathématiques et des habiletés sur le plan de l'organisation du travail, de l'analyse et de la résolution de problèmes et de la négociation. Ils doivent finalement avoir de la facilité à communiquer et être diplomates et empathiques. Le bilinguisme est souvent essentiel.

B) Tendances par spécialité

Les services d'expertise en sinistres peuvent être fournis par des enquêteurs-régleurs des compagnies d'assurances et par des experts en sinistres qui travaillent à forfait pour plusieurs compagnies d'assurances ou pour des assurés.

- Experts en sinistres à l'emploi d'un assureur

Les experts en sinistres à l'emploi d'un assureur, qu'on appelle parfois «agents d'indemnisation» ou «enquêteurs-régleurs», travaillent pour des compagnies d'assurances, dans le domaine des assurances de dommages IARD. Celles-ci font de plus en plus affaire avec des agences d'ajusteurs de réclamation d'assurances pour diminuer leurs frais d'exploitation et pour se garder plus de flexibilité. Même si leur nombre a augmenté moins rapidement que les experts en sinistres indépendants au cours des dernières années, les experts en sinistres à l'emploi d'un assureur occupaient en 2009 près de 75 % des postes dans cette profession. La tendance à la sous-traitance devrait se poursuivre au cours des prochaines années.

- Experts en sinistres indépendants

Ces experts en sinistres travaillent surtout pour des agences d'ajusteurs de réclamation d'assurances, parfois à leur propre compte. Ces agences reçoivent des contrats des compagnies d'assurances pour enquêter sur les réclamations des assurés. Les assurés peuvent aussi faire appel à leurs services pour représenter leurs intérêts face aux experts de leur compagnie d'assurances.

Ces agences bénéficient de la croissance de la sous-traitance des compagnies d'assurances. Ainsi, le nombre de ces experts en sinistres a augmenté fortement au cours des dernières années. Reflet de cette forte augmentation, la proportion d'experts en sinistres et rédacteurs sinistres qui travaillent dans des agences et courtiers d'assurance est passée de 14 % à 24 % entre 1991 et 2006, selon les données des recensements. Cette tendance devrait se maintenir au cours des prochaines années.

Études et formation

Pour devenir expert en sinistres, il faut obtenir un certificat de l'Autorité des marchés financiers (anciennement du Bureau des services financiers). Pour ce, il faut posséder la formation scolaire pertinente, réussir les examens de l'Autorité et faire un stage. Les examens diffèrent selon qu'on se dirige en règlement de sinistres d'entreprises ou de particuliers. Dans le cadre de leurs activités qui ne sont pas du domaine de l'assurance, les personnes qui exercent des fonctions d'expert en sinistres n'ont pas à être titulaires d'un certificat de l'Autorité. Les estimateurs individuels au sens de la Loi sur l'assurance automobile ne sont pas des experts en sinistres et n'ont pas à être titulaires d'un certificat.

La formation minimale pour avoir accès aux examens de l'Autorité des marchés financiers est :

- soit un diplôme d'études collégiales (DEC) de n'importe quelle discipline;

- soit un diplôme d'études secondaires (DES) et 4 ans d'expérience en assurances de dommages;

- soit une attestation d'études collégiales (AEC) en assurances de dommages;

- soit l'attestation de réussite des examens du programme associé (AIAC) de l'Institut d'assurance du Canada.

Pour plus de précision, consulter la page «La formation minimale» sur le site Internet de l'Autorité des marchés financiers (voir la section Références).

Les DEC en conseil en assurances et en services financiers, représente un atout : il prépare bien à l'examen de l'Autorité. Le baccalauréat en administration, option assurance, est également accepté comme formation minimale. Les diplômes universitaires pertinents représentent un atout important pour obtenir une promotion dans un poste de supervision ou de gestion.

L'Institut d'assurance du Canada (IAC) offre aussi des cours de perfectionnement. Pour obtenir le titre d'Associé de l'Institut d'assurance du Canada (AIAC), l'expert en sinistre doit suivre le profil de cours offert par l'Institut, dont deux cours spécialisés en sinistres.

Les experts en sinistres qui désirent occuper un poste de direction peuvent s'inscrire au programme de Fellow de l'IAC. Le diplôme d'Associé est un préalable. Le programme comprend des cours de niveau universitaire, dont des cours de spécialisation en règlement des sinistres. Plusieurs universités donnent ces cours.

L'expert en sinistres ne peut cumuler aucun autre certificat de l'Autorité des marchés financiers (représentant en assurances, représentant en valeurs mobilières et planificateur financier).

Références utiles

L'Autorité des marchés financiers
http://www.lautorite.qc.ca/fr/
Expertise en règlement de sinistres
http://www.lautorite.qc.ca/fr/expertise-reglement-de-sinistres.html

Association canadienne des experts indépendants
http://www.ciaa-adjusters.ca/

Association des experts en sinistres indépendants du Québec
4246, rue Jean-Talon Est, bureau 19
Saint-Léonard (Québec)
H1S 1J8
(514) 729-4300
télécopieur : (514) 729-5551

Chambre de l'assurance de dommages
http://www.chad.qc.ca/

Institut d'assurance de dommages du Québec
http://www.iadq.qc.ca/informa/

Bureau de l'assurance du Canada (BAC)
http://www.ibc.ca 

Considérations importantes

Le nombre d'experts en sinistres et rédacteurs sinistres devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.

Les candidats à cette profession doivent satisfaire aux exigences de l'Autorité des marchés financiers (voir la section Formation). Face à cette exigence, un nombre croissant d'employeurs éprouvent des difficultés à embaucher des candidats.

Le rehaussement des exigences pour accéder à des postes d'agents et courtiers d'assurance (6231), d'experts en sinistres (1233) et d'assureurs (voir 1234) fait en sorte que la situation sur le marché du travail des diplômés du DEC en conseil en assurances et en services financiers est habituellement excellente.

Les diplômés des attestations d'études collégiales (AEC) liées au DEC en conseil en assurances et en services financiers sont cinq à six fois plus nombreux que les diplômés du DEC. Si leur situation sur le marché du travail est un peu moins bonne que celle des diplômés du DEC, elle demeure tout à fait satisfaisante.

1233 - Experts/expertes en sinistres et rédacteurs/rédactrices sinistres
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 1233 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 4 700 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 60 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 2,3 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 100 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 200 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 300 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 1233 Ensemble des
professions
Hommes 44,4 % 52,7 %
Femmes 55,6 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 1233 Ensemble des
professions
15- 24 ans 5,1 % 14,1 %
25- 44 ans 51,1 % 45,1 %
45- 64 ans 42,8 % 38,8 %
65 ans et plus 1,0 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 1233 Ensemble des
professions
Plein temps 93,2 % 79,2 %
Temps partiel 6,8 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
1233 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 74,0 % 53,2 %
Moyen 46 316 45 157
0 à 19 999 $ 5,1 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 61,9 % 52,4 %
50 000 $ et plus 33,0 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
1233 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 2,6 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 21,4 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 59,8 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 16,3 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 1233 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,4 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,8 % 2,5 %
Capitale-Nationale 13,4 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 10,2 % 5,4 %
Estrie 3,9 % 3,9 %
Centre-du-Québec 1,6 % 2,9 %
Montérégie 20,5 % 18,7 %
Montréal 19,4 % 24,1 %
Laval 6,5 % 5,0 %
Lanaudière 5,8 % 5,8 %
Laurentides 6,7 % 7,0 %
Outaouais 2,9 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 1,7 % 1,8 %
Mauricie 2,4 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 2,5 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,4 % 1,7 %


1233 Ensemble des
professions
Travail autonome 5,7 % 11,2 %


1233 Ensemble des
professions
Immigration 6,9 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Sociétés d'assurance et activités connexes 85,2 %
- sociétés d'assurance 61,1 %
- agences et courtiers d'assurance et autres activités liées à l'assurance (y compris les experts en sinistres) 23,9 %
Administration publique 5,0 %