Agents en valeurs, en placements et négociateurs en valeurs

1113 - Agents/agentes en valeurs, agents/agentes en placements et négociateurs/négociatrices en valeurs
Textes de la profession

Nature du travail

Les agents en valeurs et les agents en placements achètent et vendent des actions, des obligations, des bons du Trésor, des fonds communs de placement et d'autres valeurs pour des investisseurs, des gestionnaires de caisses de retraite, des banques, des sociétés de fiducie, des compagnies d'assurances et d'autres établissements. Les négociateurs en valeurs achètent et vendent des actions, des obligations, des biens, des devises étrangères et d'autres valeurs à la bourse au nom des agents en placements.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Agent en placements;
agent de valeurs mobilières;
cambiste;
courtier;
courtier à escompte;
courtier en fonds communs de placement;
courtier en marchandises;
courtier en obligations;
négociateur de valeurs mobilières;
négociateur en valeurs;
négociateur sur le parquet - bourse de marchandises;
représentant inscrit inscrite en placements;
représentant en fonds communs de placement;
superviseur de représentants inscrits;
vendeur de valeurs mobilières.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : juillet 2010)

A) Vue d'ensemble

Le nombre d'agents en valeurs, agents en placements et négociateurs en valeurs a augmenté fortement au cours des années 1990, avant de diminuer quelque peu par après. La multiplication des véhicules financiers, le vieillissement de la population et la hausse des placements boursiers expliquent en grande partie la croissance observée au cours des années 1990. Toutefois, la plus grande disponibilité de l'information, l'informatisation des opérations, la possibilité d'effectuer les transactions par Internet et le changement de vocation de la Bourse de Montréal pourraient expliquer la baisse subséquente. Comme la plupart des effets négatifs de ces facteurs semblent derrière nous, on prévoit que le nombre d'agents en valeurs, agents en placements et négociateurs en valeurs cessera de diminuer et augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront surtout des besoins de remplacement des agents et négociateurs qui prendront leur retraite et des postes rendus disponibles en raison de leurs promotions à des postes de direction, en général dans la même industrie. Quelques débouchés s'ajouteront en raison de l'augmentation de l'emploi.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront accessibles aux candidats qui satisfont aux exigences scolaires de la profession et qui possèdent une bonne expérience en placements ou dans la vente. Un bon nombre de débouchés devraient être pouvus par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 un peu plus élevée que dans l'ensemble des professions (15 % par rapport à 12 %). Par ailleurs, peu de débouchés seront pourvus par des agents et négociateurs en chômage, puisque le taux de chômage est relativement bas dans cette profession, même s'il a augmenté quelque peu depuis le début de la dernière récession.

Industries

Selon les données du recensement, environ 82 % des agents en valeurs, agents en placements et négociateurs en valeurs travaillaient en 2006 dans la finance et les assurances.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 42 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (31 %). Environ 69 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion nettement plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). On y trouvait en 2006 une proportion deux fois plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (22 % par rapport à 11 %).

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent en détail les marchés (financiers et autres), les grandes tendances socioéconomiques, les véhicules financiers, les outils informatiques les plus utilisés dans ce domaine et la législation encadrant l'exercice de la profession. Les candidats doivent en plus posséder d'excellentes capacités d'analyse, de concentration et d'évaluation des besoins de la clientèle, savoir interpréter les humeurs du marché, pouvoir distinguer les effets à court ou à long terme, être en mesure de résister au stress, avoir un excellent contrôle de soi et démontrer des qualités de vendeur, du dynamisme et de la fougue. On exige également une maîtrise parfaite de l'anglais et du français.

B) Tendances par spécialité

- Agents en placements

L'arrivée en masse des « baby-boomers » à l'âge où on se préoccupe davantage de sa retraite et du rendement de ses placements, et l'augmentation de la valeur des portefeuilles gérés par les investisseurs institutionnels (banques, fiducies, sociétés de placement, caisses de retraite, agences et compagnie d'assurances, etc.) laissent entrevoir un bon niveau de croissance du nombre d'agents en placements, tant du côté de la clientèle institutionnelle que du côté de la clientèle individuelle.

La multiplication des véhicules financiers disponibles oblige les agents en placements à se tenir constamment à jour sur leur évolution. La mondialisation des marchés financiers rend incontournable la connaissance et l'analyse des tendances propres à chaque marché national. Ils doivent également suivre de près les interactions entre les différents marchés mondiaux.

- Courtiers en valeurs mobilières

Il existe deux catégories de courtiers. Le courtier de plein exercice, en plus d'offrir un service d'exécution des ordres, conseille les investisseurs et offre des services d'analyse de marchés. Le courtier à escompte (ou courtier exécutant) offre seulement un service d'exécution des ordres et ne donne aucun conseil aux clients. La réglementation canadienne oblige toutefois les courtiers à escompte à vérifier que chaque opération soit conforme aux objectifs du client en matière de placement.

Bien qu'historiquement les épargnants québécois aient utilisé davantage des véhicules financiers à faibles risques pour leurs placements, ils sont de plus en plus nombreux à rechercher de meilleurs rendements pour leur épargne. Les valeurs mobilières, dont les actions en Bourse, représentent donc un secteur en forte croissance au Québec, croissance qui connaît toutefois de nombreux soubresauts en fonction des rendements boursiers.

L'utilisation croissante d'Internet a modifié profondément l'exercice de la profession et surtout le comportement des investisseurs. L'information devenant beaucoup plus accessible, une proportion plus grande des investisseurs délaisse les courtiers de plein exercice en faveur des courtiers à escompte, dont les taux de commission sont beaucoup moins élevés. Ce transfert entraîne une baisse du volume de travail des courtiers, puisque le courtage à escompte exige beaucoup moins de travail que le courtage de plein exercice.

Les effets de l'utilisation d'Internet et de la croissance du courtage à escompte semblent avoir entraîné une certaine baisse de l'emploi dans cette profession depuis la fin des années 1990. Si les effets de ces tendances devraient continuer à se faire sentir, on prévoit tout de même que les tendances de fond, tels le vieillissement de la population et la hausse des placements boursiers, reprendront le dessus et permettront d'atténuer l'ampleur la baisse de l'emploi dans cette spécialité au cours des prochaines années.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut habituellement un diplôme d'études universitaires ou collégiales en économie ou en affaires. Une bonne expérience en placements ou dans la vente peut suppléer à la formation postsecondaire.

La réussite d'un cours en commerce des valeurs mobilières donné par l'Institut des valeurs mobilières du Canada, par correspondance, est obligatoire pour devenir courtier de plein exercice. On doit aussi obtenir un permis d'exercer de la l'Autorité des marchés financiers (anciennement de la Commission des valeurs mobilières du Québec). Les courtiers à escompte en épargne collective, en contrats d'investissement et en plans de bourses d'études doivent obtenir un certificat de l'Autorité des marchés financiers (anciennement du Bureau des services financiers).

Pour devenir « fellow » de l'Institut des valeurs mobilières du Canada, il faut suivre un cours supérieur sur le financement des investissements au Canada. Les agents qui se spécialisent dans la vente de fonds mutuels doivent réussir un cours d'une durée de quelques semaines sur les fonds d'investissements.

La Bourse de Montréal offre de nombreux cours de perfectionnement, notamment sur les produits dérivés.

Références utiles

L'Autorité des marchés financiers

Association CFA Montréal

Organisme canadien de réglementation du commerce des valeurs mobilières

Bourse de Montréal

Considérations importantes

On prévoit que le nombre d'agents en valeurs, agents en placements et négociateurs en valeurs augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Cette profession sera touchée par l'utilisation croissante d'Internet pour obtenir de l'information financière et boursière, et pour investir directement dans les Bourses étrangères.

1113 - Agents/agentes en valeurs, agents/agentes en placements et négociateurs/négociatrices en valeurs
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 1113 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 3 000 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 45 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,6 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 20 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 100 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 120 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 1113 Ensemble des
professions
Hommes 58,0 % 52,7 %
Femmes 42,0 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 1113 Ensemble des
professions
15- 24 ans 4,3 % 14,1 %
25- 44 ans 51,3 % 45,1 %
45- 64 ans 41,0 % 38,8 %
65 ans et plus 3,3 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 1113 Ensemble des
professions
Plein temps 89,3 % 79,2 %
Temps partiel 10,7 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
1113 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 67,4 % 53,2 %
Moyen 87 890 45 157
0 à 19 999 $ 9,7 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 46,1 % 52,4 %
50 000 $ et plus 44,2 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
1113 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 1,3 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 18,6 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 36,7 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 43,4 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 1113 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,0 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,0 % 2,5 %
Capitale-Nationale 10,0 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 4,0 % 5,4 %
Estrie 2,3 % 3,9 %
Centre-du-Québec 1,2 % 2,9 %
Montérégie 18,7 % 18,7 %
Montréal 41,4 % 24,1 %
Laval 6,6 % 5,0 %
Lanaudière 3,8 % 5,8 %
Laurentides 4,4 % 7,0 %
Outaouais 3,3 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,5 % 1,8 %
Mauricie 0,8 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 1,4 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,4 % 1,7 %


1113 Ensemble des
professions
Travail autonome 21,5 % 11,2 %


1113 Ensemble des
professions
Immigration 14,9 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Finance et assurances 82,1 %
- valeurs mobilières, contrats de marchandises et autres activités d'investissement financier connexes 55,0 %
- intermédiation financière et activités connexes 17,9 %
- sociétés d'assurance et activités connexes 5,0 %
Administrations publiques 4,0 %