Analystes financiers et analystes en placements

1112 - Analystes financiers/analystes financières et analystes en placements
Textes de la profession

Nature du travail

Les analystes financiers et les analystes en placements rassemblent et analysent de l'information financière comme les prévisions économiques, les volumes d'échanges et les mouvements de capitaux, le rendement financier des entreprises, les performances historiques et les tendances des actions, obligations et autres titres de placements sur le marché afin de donner des conseils financiers et de placements ou de financement aux établissements

ou à leurs clients. Les études et évaluations qu'ils préparent traitent, entre autres, des sujets comme une offre d'achat public, un placement privé, une fusion ou une acquisition.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Analyste du marché monétaire;
analyste en placements;
analyste financier agréé;
analyste financier;
associé de recherche, services financiers;
gestionnaire de portefeuille.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : juillet 2010)

Au cours des dernières années, le nombre d'analystes financiers et analystes en placements a augmenté fortement. La multiplication des véhicules financiers disponibles et la grande diversité des sources d'information financière expliquent cette forte croissance. Ces facteurs laissent entrevoir le maintien de ces tendances positives au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront surtout de l'augmentation de l'emploi et des besoins de remplacement des analystes financiers et analystes en placements qui prendront leur retraite. Notons que le taux prévu de retraite dans cette profession est nettement moins élevé que pour l'ensemble des professions, car les membres de cette profession sont proportionnellement beaucoup moins nombreux à s'approcher de l'âge de la retraite. En effet, la proportion des analystes âgés de 55 ans et plus est beaucoup plus faible que dans l'ensemble des professions (8 % par rapport à 15 %, selon les données du recensement de 2006). Certains postes deviendront aussi disponibles en raison des promotions de ces analystes à des postes de directeurs des valeurs mobilières.

Bassin de main-d'œuvre

Les débouchés seront accessibles en premier lieu aux titulaires de diplômes universitaires en commerce, en administration des affaires ou en économie. Par ailleurs, peu de débouchés seront pourvus par des analystes en chômage, puisque le taux de chômage est très bas dans cette profession, même s'il a augmenté fortement depuis le début de la récession actuelle. D'autres débouchés devraient l'être par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession était en 2006 nettement plus élevée que dans l'ensemble des professions (18 % par rapport à 12 %).

Industries

Selon les données du recensement, ils travaillaient en 2006 dans différentes industries, surtout dans la finance et les assurances (48 %), mais aussi dans les administrations publiques (14 %), le secteur manufacturier (11 %) et les services professionnels, scientifiques et techniques (10 %).

Tendances

La multiplication des véhicules financiers disponibles et la grande diversité des sources d'information financière encourage les investisseurs institutionnels, les entreprises et, dans une moindre mesure les investisseurs privés à rechercher des conseils de professionnels experts dans l'analyse financière.

On assiste par ailleurs depuis 2002 à une crise de confiance des investisseurs au sujet de l'exactitude des états financiers des entreprises et du questionnement sur la responsabilité et sur les possibilités de conflits d'intérêts des analystes dans l'émission de recommandations d'achat et de vente de produits financiers. Cette crise de confiance a repris beaucoup d'ampleur depuis le début de la crise financière qui a mené à la dernière récession, à la fois en raison de nouveaux scandales financiers et de la tendance chez certains analystes à prendre des risques trop élevés. Si ce facteur peut restreindre la demande d'analystes financiers à court terme, il serait étonnant qu'il le fasse à moyen terme. Il pourrait au contraire entraîner un accroissement de leurs tâches, par exemple sur la justification de leurs recommandations, et une augmentation des activités de formation et des exigences à l'embauche.

Compte tenu de ces facteurs, le nombre d'analystes financiers et d'analystes en placement devrait augmenter fortement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 49 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (37 %). Environ 73 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). Même si la grande majorité de ces analystes étaient salariés en 2006, on retrouvait un certain nombre de travailleurs autonomes (7 % par rapport à 11 % dans l'ensemble des professions).

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent en détail les marchés (financiers et autres), les grandes tendances socioéconomiques et les véhicules financiers. Les candidats doivent en plus posséder de solides notions de comptabilité, et d'excellentes capacités d'analyse et de concentration, savoir prévoir les intentions des concurrents, interpréter les humeurs du marché et distinguer les effets à court ou à long terme. La rigueur et le souci du détail sont des qualités essentielles. Étant donné qu'ils sont régulièrement en contact avec des présidents d'entreprise et des investisseurs, ils doivent faire preuve d'une bonne résistance à la pression et de beaucoup d'assurance. Le bilinguisme est essentiel.

Études et formation

Pour accéder à cette profession, il faut habituellement être titulaire d'un diplôme d'études universitaires en commerce, en administration des affaires ou en économie, et avoir reçu une formation en cours d'emploi. La maîtrise spécialisée en finances constitue un atout.

Le titre d'analyste financier n'est pas protégé. Seul l'est le titre de « Chartered Financial Analyst » (CFA) que l'on obtient après avoir suivi une formation très poussée au « Chartered Financial Analysts Institute ». Le titre de CFA n'est pas obligatoire, mais il peut être exigé par certains employeurs.

Références utiles

Association de planification fiscale et financière (APFF)

Association CFA Montréal

Considérations importantes

Le nombre d'analystes financiers et d'analystes en placement devrait augmenter fortement au cours des prochaines années. Par contre, le taux prévu de retraite dans cette profession est nettement moins élevé que pour l'ensemble des professions.

La multiplication des véhicules financiers disponibles et la grande diversité des sources d'information financière encourage les investisseurs institutionnels, les entreprises et, dans une moindre mesure les investisseurs privés à rechercher des conseils de professionnels experts dans l'analyse financière.

1112 - Analystes financiers/analystes financières et analystes en placements
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 1112 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 12 350 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 150 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 2,5 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 350 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 250 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 600 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 1112 Ensemble des
professions
Hommes 51,4 % 52,7 %
Femmes 48,6 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 1112 Ensemble des
professions
15- 24 ans 4,1 % 14,1 %
25- 44 ans 64,1 % 45,1 %
45- 64 ans 29,5 % 38,8 %
65 ans et plus 2,3 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 1112 Ensemble des
professions
Plein temps 93,2 % 79,2 %
Temps partiel 6,8 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
1112 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 73,2 % 53,2 %
Moyen 70 210 45 157
0 à 19 999 $ 3,2 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 35,3 % 52,4 %
50 000 $ et plus 61,5 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
1112 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,4 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 7,3 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 25,6 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 66,7 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 1112 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,3 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,3 % 2,5 %
Capitale-Nationale 5,9 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 4,0 % 5,4 %
Estrie 1,9 % 3,9 %
Centre-du-Québec 0,9 % 2,9 %
Montérégie 19,2 % 18,7 %
Montréal 39,8 % 24,1 %
Laval 5,3 % 5,0 %
Lanaudière 2,9 % 5,8 %
Laurentides 5,3 % 7,0 %
Outaouais 9,8 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,4 % 1,8 %
Mauricie 1,4 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 0,9 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,6 % 1,7 %


1112 Ensemble des
professions
Travail autonome 6,6 % 11,2 %


1112 Ensemble des
professions
Immigration 17,5 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Finance et assurances 48,3 %
Administration publique 13,8 %
Fabrication 10,8 %
Services professionnels, scientifiques et techniques 9,6 %