Vérificateurs et comptables
1111 - Vérificateurs/vérificatrices et comptables
Textes de la profession
Nature du travail
Les vérificateurs examinent et analysent les documents comptables et registres financiers d'un particulier ou d'une entreprise, afin d'assurer l'exactitude des documents en accord avec les principes comptables généralement reconnus. Les comptables planifient, organisent et administrent des systèmes de comptabilité pour un particulier ou une entreprise. Les stagiaires des firmes de comptabilité sont inclus dans ce groupe.
Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.
Exemples de titres professionnels
Chef comptable;
comptable;
comptable agréé (CA);
comptable en management accrédité (CMA);
comptable général licencié (CGA);
comptable industriel;
contrôleur corporatif - comptabilité;
fiscaliste;
vérificateur financier des finances;
vérificateur interne.
Perspectives
Les perspectives d'emploi dans cette profession sont bonnes.
(Mise à jour : juillet 2010)
A) Vue d'ensemble
Après avoir augmenté diminué légèrement au cours de la deuxième moitié des années 1990, le nombre de vérificateurs et comptables a augmenté de façon notable par la suite. La baisse de la deuxième moitié des années 1990 n'a touché que les comptables non membres des ordres professionnels, puisque le nombre de membres des ordres n'a cessé d'augmenter à un bon rythme depuis au moins 20 ans. Comme la tendance observée depuis le tournant du siècle semble bien implantée, le nombre de vérificateurs et comptables devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Ordres professionnels de comptables
Au Québec, on retrouve actuellement trois ordres professionnels de comptables: ceux des comptables agréés (CA), des comptables généraux licenciés (CGA) et des comptables en management accrédité (CMA). En mars 2010, au Québec, on comptait environ 17 700 CA, 8 300 CGA et 7 600 CMA.
Jusqu'en 2009, seuls les CA pouvaient exercer la comptabilité publique, c'est-à-dire exprimer une opinion sur un état financier et émettre une attestation sur l'information contenue dans un état financier ou sur l'application de procédés de vérification. Toutefois, à la suite de l'adoption d'un décret par le gouvernement du Québec en 2008, les CGA et les CMA qui ont obtenu un permis sont autorisés eux aussi à exercer la comptabilité publique.
Précision
Les membres des ordres professionnels de comptables ne sont pas tous membres de la profession «vérificateurs et comptables» de la Classification nationale des professions (CNP). En effet, une bonne proportion des membres de ces ordres exercent des fonctions dans d'autres professions de la CNP : analystes financiers (1112), gestionnaires (professions dont le code commence par « 0 »), directeurs ou vice-présidents des finances, etc. À l'inverse, une personne peut très bien porter le titre de «comptable» et exercer la plupart des tâches propres à cette profession (voir la section Nature), sauf celles liées à la vérification, sans être membre d'un ordre. Il faudrait donc éviter de confondre les données et caractéristiques relatives à cette profession avec celles publiées par les ordres.
Source des débouchés
Les débouchés proviendront en premier lieu des besoins de remplacement des comptables et vérificateurs qui prendront leur retraite ou qui obtiendront des mutations et des promotions, et, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi. La formation et l'expérience en comptabilité et en vérification permettent d'accéder à des postes d'analystes financiers, de gestion et éventuellement de cadres supérieurs.
Bassin de main-d'œuvre
Ces débouchés seront accessibles en premier lieu aux diplômés universitaires en sciences comptables, aux nouveaux membres des ordres professionnels de comptables et aux commis comptables (voir 1431) et teneurs de livres (1231) qui possèdent une vaste expérience dans ces professions et, selon les postes, qui sont titulaires d'un diplôme en comptabilité, au moins de niveau collégial. Notons que le nombre de chômeurs est habituellement peu élevé dans cette profession, mais qu'il a augmenté considérablement depuis le début de la dernière récession. Ces chômeurs concurrenceront donc les autres membres de ce bassin de main-d'œuvre pour pourvoir les postes qui seront disponibles au cours des premières années de notre période de prévision (2010-2014). D'autres débouchés pourront être pourvus par des immigrants qui satisfont aux exigences de la profession. En effet, la proportion d'immigrants qu'on y trouvait en 2006 (13 % par rapport à 12 % dans l'ensemble des professions, selon les données du recensement) montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants. Cette proportion pourrait toutefois augmenter au cours des prochaines années, car les ordres de comptables ont signé récemment des ententes de reconnaissance mutuelle de qualifications professionnelles avec leurs homologues français, ententes qui permettent aux membres des organismes professionnels de France de travailler au Québec et aux membres des ordres du Québec de travailler en France.
Avant la récession. ce bassin de main-d'œuvre semblait correspondre tout juste à la demande. Reflet de cette conclusion, la situation sur le marché du travail des diplômés des baccalauréats en comptabilité et en sciences comptables est nettement meilleure que celle de l'ensemble des bacheliers, selon les données de l'enquête Relance du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport : taux de placement excellent, taux de chômage très bas et emplois occupés presque tous à temps plein et en rapport avec le domaine d'études.
Par ailleurs, même si le nombre de bacheliers en comptabilité et en sciences comptables a augmenté de plus de 35 % entre 2000 et 2007, les diplômés de la promotion 2007 ont conservé une excellente situation sur le marché du travail. Cela semble montrer que le marché du travail est en mesure d'accueillir un nombre plus élevé de diplômés dans ces disciplines et que les prochains bacheliers devraient eux aussi bénéficier d'une excellente situation sur le marché du travail, même si leur nombre devrait continuer à augmenter en raison de la hausse de plus de 20 % des effectifs totaux observée entre 2005 et 2007. Notons que cette situation pourrait être un peu moins avantageuse en 2010 et 2011 en raison de la concurrence avec les comptables et vérificateurs plus nombreux en chômage, mais cette légère dégradation devrait être temporaire et s'atténuer graduellement par la suite grâce à la reprise qui suivra la récession.
Notons finalement qu'une bonne proportion (20 % à 25 %) des diplômés du baccalauréat en administration des affaires occupent un emploi dans cette profession. Comme ce baccalauréat mène aussi à un grand nombre d'autres professions, la bonne situation sur le marché du travail de ces diplômés n'est pas uniquement due aux perspectives de la présente profession.
Industries
Selon les données du recensement, les vérificateurs et comptables travaillaient en 2006 dans de nombreuses industries, avec une certaine concentration dans les services de comptabilité (36 %), les administrations publiques (13 %), le commerce (10 %) et le secteur manufacturier (9 %).
Tendances
L'évolution de l'emploi dans cette profession dépend en premier lieu de la demande de services comptables. Cette demande varie en fonction de la situation économique, de l'élargissement du domaine d'intervention des comptables et de l'informatisation de la comptabilité.
- Situation économique
Puisque les services comptables sont présents dans toutes les industries, le premier facteur qui influence l'évolution de l'emploi dans cette profession est bien sûr la conjoncture économique. Lorsque l'activité économique est en croissance, la demande en services de comptabilité croît au même rythme. Après une année difficile en raison de la récession en 2009, les services comptables devrait bénéficier quelque peu de la croissance modeste prévue au cours de notre période de prévision (2010-2014).
- Élargissement du domaine d'intervention des comptables
De façon générale, les perspectives d'emplois dans cette profession ont bénéficié de l'élargissement du domaine d'intervention des comptables. Loin d'être limités à la production et à la vérification de documents comptables, les comptables interviennent davantage dans l'élaboration de stratégies financières, l'analyse des indicateurs de rendement et de l'information financière, l'évaluation des risques environnementaux, la vérification des systèmes d'information, les réorganisations d'entreprises, etc. Cette tendance devrait se maintenir et continuer de stimuler l'emploi dans cette profession.
- Informatisation de la comptabilité
L'informatisation de la comptabilité et la disponibilité de logiciels sans cesse plus performants auraient pu défavoriser grandement la croissance de l'emploi dans les services comptables. De fait, l'utilisation de ces outils permet d'effectuer plus rapidement les tâches traditionnelles de comptabilité. Par contre, ces mêmes outils permettent aux commis à la comptabilité (voir 1431) de réaliser de plus en plus d'activités historiquement confiées aux comptables et de produire nombre de rapports auparavant impossibles à réaliser. L'informatisation étant maintenant bien établie, ce facteur devrait moins influencer l'emploi dans cette profession au cours des prochaines années. Toutefois, la crise de confiance des investisseurs, des consommateurs et des instances réglementaires au sujet de l'exactitude des états financiers des entreprises pourrait générer une croissance de la demande en documents comptables et ainsi favoriser l'emploi dans cette profession.
- Autres tendances
Face aux nombreux scandales financiers et à la nécessité d'harmoniser les normes comptables appliquées dans chaque pays, le Canada devra s'adapter dès 2011 au passage aux Normes internationales d'information financière (IFRS). Les Ordres de comptables ont d'ailleurs élaboré des outils de formation et planifient des activités diverses pour aider leurs membres à mieux connaître ces nouvelles normes.
Compte tenu de l'ensemble de ces tendances, le nombre de vérificateurs et comptables devrait augmenter de façon notable au cours des prochaines années.
Caractéristiques des emplois
Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 56 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en forte hausse depuis 1991 (45 %). Cette proportion devrait continuer d'augmenter fortement au cours des prochaines années. En effet, selon les données du ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport, les femmes représentent plus de 60 % des nouveaux diplômés en comptabilité et en sciences comptables. Environ 69 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). On y trouvait en 2006 une proportion près de deux fois plus élevée de travailleurs autonomes que dans l'ensemble des professions (19 % par rapport à 11 %).
Exigences
Les employeurs recherchent des candidats avec une forte capacité d'analyse et un bon esprit de synthèse. La capacité à communiquer efficacement est indispensable de même que celle à travailler en équipe. La disponibilité à l'apprentissage continu est nécessaire. La connaissance de l'anglais est souvent essentielle et celle d'une troisième langue, un atout.
B) Tendances par spécialité
- Vérificateurs
Le travail traditionnel des services de comptabilité (vérification, certification, compilation, examen, tenue de livres et services de paye) et des services fiscaux (préparation de
déclarations de revenus, planification et consultation fiscales, autres services fiscaux) représente encore de 80 % à 85 % des revenus des firmes de l'industrie des services de
comptabilité, de préparation des déclarations de revenus, de tenue de livres et de paye, selon les données de Statistique Canada.
Toujours selon les données de Statistique Canada, les revenus d'exploitation réels (après inflation) de l'industrie des services de comptabilité, de préparation des déclarations de revenus, de tenue de livres et de paye, ont augmenté plus rapidement que la croissance de l'économie depuis une dizaine d'années. Ce niveau élevé de croissance s'explique en partie par la hausse de la demande de services comptables, mais aussi par le mouvement d'impartition de ces fonctions par les entreprises. En effet, quand une entreprise impartit ses services comptables et son service de paye à une firme spécialisée, cela entraîne un déplacement des employés de l'industrie d'origine vers celle des services de comptabilité, de préparation des déclarations de revenus, de tenue de livres et de paye. D'ailleurs, la proportion de comptables travaillant dans cette industrie est passée d'environ 30 % au début des années 1990 à environ 40 % au cours des toutes dernières années, selon les données de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada. Cela dit, ce mouvement d'impartition devrait ralentir considérablement à l'avenir. En effet, il reste beaucoup moins d'entreprises susceptibles d'impartir ces services, car la plupart l'ont déjà fait.
Les vérificateurs (que le Code des professions du Québec appellent «auditeurs») s'occupent de plus en plus des systèmes plutôt que des données. Ils ont à vérifier la fiabilité et la sécurité des systèmes ainsi que la confidentialité des données. Le vérificateur peut avoir à produire des attestations portant sur les saines pratiques de gestion des entreprises : sécurité des opérations, viabilité des organisations, protection de l'environnement, efficacité des contrôles internes, valeur de l'équipe de direction, évaluation des risques, etc.
- Comptables non membres des ordres professionnels
Mis à part l'exercice de la comptabilité publique (vérification), les tâches liées à la comptabilité ne sont pas réglementées. De même, l'utilisation du titre professionnel « comptable » est autorisée si ce titre n'est pas accompagné des qualificatifs réservés aux membres des ordres (agréé, en management accrédité et général licencié). Nombre d'entreprises préfèrent embaucher à moindre coût pour ces tâches des personnes qui connaissent bien la comptabilité, mais qui ne sont pas membres des ordres.
Ces comptables peuvent être titulaires d'un baccalauréat ou d'un certificat universitaire en comptabilité ou en administration, ou d'un diplôme d'études collégiales (DEC) en comptabilité. Selon les données des recensements, ils représentaient en 2006 près de la moitié des vérificateurs et comptables. En effet, à peine 60 % des vérificateurs et comptables étaient titulaires d'au moins un baccalauréat en 2006, selon les données du recensement. En plus, si le fait d'être titulaire d'au moins un baccalauréat est une condition essentielle pour être membre d'un de ces ordres, elle n'est pas suffisante. Il faut en plus réussir des examens (voir la section Formation). La proportion des vérificateurs et comptables titulaires d'au moins un baccalauréat était toutefois en hausse très nette entre 1991 et 2006 (de 47 % à 60 %), ce qui laisse penser que le nombre de comptables non membres des ordres professionnels a tendance à diminuer. Cette tendance s'observe encore plus fortement lorsqu'on compare les données des ordres professionnels à celles de l'Enquête sur la population active de Statistique Canada. Bien qu'il soit délicat de comparer de telles données, il est malgré tout intéressant de constater que le ratio «membres des ordres»/«vérificateurs et comptables» est passé d'environ 50 % au début des années 1990 à plus de 70 % à la fin des années 2000.
Ce mouvement important est accompagné d'une croissance très forte du nombre de commis à la comptabilité (voir 1431). Cette évolution professionnelle semble s'expliquer principalement par deux facteurs. Premièrement, l'informatisation de la comptabilité et la disponibilité de logiciels sans cesse plus performants permettent aux commis à la comptabilité de réaliser de plus en plus d'activités auparavant faites par les comptables. Deuxièmement, comme les tâches des vérificateurs et comptables se diversifient considérablement, les exigences des employeurs sont en hausse. Cela favorise nettement la demande de comptables membres des ordres et défavorise la demande de comptables non membres des ordres.
Selon les données du recensement, les femmes étaient majoritaires parmi les vérificateurs et comptables sans baccalauréat en 2006 (68 %), tandis qu'elles étaient minoritaires parmi ceux qui possédaient au moins un baccalauréat (48 %). Cette forte présence féminine chez les vérificateurs et comptables sans baccalauréat explique le fait que les femmes occupaient nettement plus de la moitié des postes de vérificateurs et comptables en 2006 (56 %), tandis qu'elles étaient à l'époque nettement minoritaires parmi les membres des ordres (de 35 % à 45 % selon les ordres).
Les candidats à ces postes doivent bien connaître les logiciels les plus utilisés en comptabilité, posséder de l'expérience en comptabilité (comme commis à la comptabilité, par exemple) et être bilingues. Un bon jugement, des aptitudes à communiquer, de la polyvalence et de la facilité d'adaptation sont des atouts importants pour eux. La rémunération de ces comptables est bien inférieure à celle des membres des ordres. Évidemment, les documents officiels devront, s'il y a lieu, être par la suite vérifiés et signés par un comptable autorisé à le faire.
Études et formation
Pour accéder à cette profession, la formation exigée varie selon les postes. Pour les postes de vérificateurs, il faut être membre d'un des ordres de comptables.
Lorsque l'appartenance à un ordre professionnel n'est pas obligatoire, les employeurs exigent habituellement un baccalauréat en comptabilité, en sciences comptables ou en administration des affaires, ou alors un certificat universitaire en comptabilité ou en administration, ou un diplôme d'études collégiales (DEC) en techniques de comptabilité et de gestion, jumelé à une vaste expérience dans des professions liées à la comptabilité, tels commis à la comptabilité (voir 1431) et teneur de livres (voir 1231).
Seuls les membres de l'Ordre des comptables agréés du Québec peuvent porter le titre de «comptable agréé» (CA) et exercer les actes qui leur sont réservés. Pour ce, il faut :
- être titulaire d'un baccalauréat en administration, avec concentration en sciences comptables,
- suivre avec succès le PFP (Programme de formation professionnelle),
- réussir l'EFU (examen final uniforme), et
- satisfaire aux exigences d'un stage de deux ans dans un cabinet de comptables agréés.
Seuls les membres de l'Ordre des comptables généraux licenciés du Québec peuvent porter le titre de «comptable généraux licenciés» (CGA) et exercer les actes qui leur sont réservés. Pour ce, il faut être titulaire :
d'un baccalauréat en sciences comptables ou baccalauréat en administration des affaires, concentration comptabilité, ou
d'un baccalauréat autre qu'en sciences comptables ou cumul de trois certificats incluant le programme de formation CGA, ou
d'un diplôme de maîtrise en sciences comptables, en finance ou en fiscalité, un MBA ou un M.Sc. en administration ou en sciences administratives,
et réussir les quatre examens professionnels de comptabilité financière, finance, vérification et fiscalité, et satisfaire aux exigences du stage de deux ans encadré par un maître de stage.
Les candidats doivent en plus réussir un programme d'agrément professionnel en performance financière de deuxième cycle universitaire. Cette formation permet aux nouveaux CGA et aux CGA actuels d'obtenir une reconnaissance d'expert-comptable en performance financière.
Seuls les membres de l'Ordre des comptables en management accrédités du Québec peuvent porter le titre de «comptable en management accrédité» (CMA) et exercer les actes qui leur sont réservés. Pour ce, il faut:
- être titulaire d'un diplôme universitaire de premier cycle en sciences comptables,
- réussir l'examen national d'admission, et
- satisfaire aux exigences du stage de deux ans.
Pour les vérificateurs, l'accréditation auprès de l'Institut des vérificateurs internes peut être exigée.
Références utiles
Ordre des comptables agréés du Québec
Ordre des comptables généraux licenciés du Québec (CGA)
Ordre des comptables en management accrédités du Québec
Institut des vérificateurs internes - Section de Montréal
Institut des vérificateurs internes - Section de Québec
Considérations importantes
Le bassin de main-d'œuvre semble bien correspondre à la demande. Reflet de cette conclusion, la situation sur le marché du travail des diplômés des baccalauréats en comptabilité et en sciences comptables est nettement meilleure que celle de l'ensemble des bacheliers.
La demande est toujours très forte pour les vérificateurs et comptables membres des ordres professionnels, tandis qu'elle est faible pour les vérificateurs et comptables non membres des ordres.
1111 - Vérificateurs/vérificatrices et comptables
Statistiques
| Principaux indicateurs du marché du travail | 1111 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Emploi, moyenne 2007- 2009 | 45 450 | 3 859 200 |
| Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 | 650 | 168 350 |
| Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 | 1,1 % | 0,9 % |
| Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 | 500 | 36 650 |
| Érosion annuelle de 2010 à 2014 | 1 800 | 122 850 |
| Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 | 2 300 | 159 500 |
| Répartition de l'emploi selon le sexe | 1111 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Hommes | 44,0 % | 52,7 % |
| Femmes | 56,0 % | 47,3 % |
| Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge | 1111 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| 15- 24 ans | 2,2 % | 14,1 % |
| 25- 44 ans | 52,8 % | 45,1 % |
| 45- 64 ans | 41,5 % | 38,8 % |
| 65 ans et plus | 3,5 % | 2,0 % |
| Répartition de l'emploi selon le statut | 1111 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Plein temps | 88,8 % | 79,2 % |
| Temps partiel | 11,2 % | 20,8 % |
| Revenu d'emploi annuel moyen (à temps plein et à l'année) |
1111 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| À temps plein et à l'année | 68,3 % | 53,2 % |
| Moyen | 60 889 | 45 157 |
| 0 à 19 999 $ | 8,1 % | 16,5 % |
| 20 000 $ à 49 999 $ | 45,3 % | 52,4 % |
| 50 000 $ et plus | 46,6 % | 31,1 % |
| Répartition de l'emploi selon le plus haut niveau de scolarité atteint |
1111 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Moins d'un DES | 1,1 % | 14,1 % |
| Diplôme d'études secondaires (DES) | 9,4 % | 21,9 % |
| Diplôme postsecondaire non universitaire | 30,0 % | 43,1 % |
| Baccalauréat et plus | 59,5 % | 20,9 % |
| Répartition de l'emploi selon la région | 1111 | Ensemble des professions |
|---|---|---|
| Gaspésie-îles-de-la-Madeleine | 0,7 % | 1,1 % |
| Bas-St-Laurent | 1,7 % | 2,5 % |
| Capitale-Nationale | 9,0 % | 9,1 % |
| Chaudière-Appalaches | 4,7 % | 5,4 % |
| Estrie | 2,9 % | 3,9 % |
| Centre-du-Québec | 2,2 % | 2,9 % |
| Montérégie | 20,5 % | 18,7 % |
| Montréal | 28,4 % | 24,1 % |
| Laval | 7,5 % | 5,0 % |
| Lanaudière | 4,8 % | 5,8 % |
| Laurentides | 6,6 % | 7,0 % |
| Outaouais | 3,8 % | 4,7 % |
| Abitibi-Témiscamingue | 1,6 % | 1,8 % |
| Mauricie | 2,2 % | 3,1 % |
| Saguenay-Lac-St-Jean | 2,7 % | 3,3 % |
| Côte-Nord-Nord du Québec | 0,8 % | 1,7 % |
| 1111 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Travail autonome | 19,5 % | 11,2 % |
| 1111 | Ensemble des professions |
|
|---|---|---|
| Immigration | 13,5 % | 12,2 % |
| Principaux secteurs d'emploi | Pourcentage |
|---|---|
| Services professionnels, scientifiques et techniques | 41,0 % |
| - services de comptabilité, de préparation des déclarations de revenus, de tenue de livres et de paye | 36,1 % |
| Administration publique | 13,4 % |
| Fabrication | 9,1 % |
| Finance et assurances | 5,4 % |
| Commerce de détail | 5,2 % |
| Commerce de gros | 5,0 % |