Directeurs de banque, du crédit et des autres services de placements

0122 - Directeurs/directrices de banque, du crédit et d'autres services de placements
Textes de la profession

Nature du travail

Les directeurs de banque, du crédit et d'autres services de placements planifient, organisent, dirigent, contrôlent et évaluent les activités des établissements financiers ou les services opérationnels de ceuxci, ou les services de crédit dans les établissements industriels ou commerciaux. Ils veillent au développement des affaires et gèrent la performance globale en fonction des orientations stratégiques et des politiques établies.

Pour obtenir la description complète et officielle de cette profession selon la Classification nationale des professions (CNP), il suffit de consulter le site de la CNP.

Exemples de titres professionnels

Directeur régional du recouvrement;
directeur de banque;
directeur de centre de recouvrement;
directeur de coopérative de crédit;
directeur de société de fiducie;
directeur des opérations bancaires;
directeur des opérations bancaires commerciales;
directeur des opérations de compagnie émettrice de cartes de crédit;
directeur des prêts hypothécaires et des prêts à la consommation;
directeur du centre de cartes de crédit;
directeur du centre des opérations bancaires de sociétés;
directeur du crédit;
directeur, service conseil aux entreprises;
directeur, service conseil aux particuliers.

Perspectives

Les perspectives d'emploi dans cette profession sont acceptables.

(Mise à jour : juillet 2010)

Au cours des dernières années, le nombre de directeurs de banque, du crédit et des autres services de placements a diminué légèrement. Cette baisse s'explique par la baisse du nombre de succursales bancaires et par l'accroissement de l'utilisation des services bancaires informatisés. Étant donné que la baisse du nombre de succursales bancaires semble derrière nous et que le nombre de directeurs du crédit et des autres placements devrait continuer à augmenter, on prévoit que le nombre de directeurs de banque, du crédit et des autres services de placements cessera de diminuer et augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Source des débouchés

Les débouchés proviendront en premier lieu des besoins de remplacement des directeurs qui prendront leur retraite et de ceux qui obtiendront des promotions à des postes de cadres supérieurs, mais aussi, dans une moindre mesure, de l'augmentation de l'emploi.

Bassin de main-d'œuvre

Ces débouchés seront en général pourvus par des promotions à l'interne par des personnes qui possèdent une vaste expérience dans ce secteur et en supervision. Les personnes qui ont de l'expérience dans plusieurs services d'une succursale sont avantagées. Quelques débouchés seront pourvus par des directeurs de banque, du crédit et des autres services de placements expérimentés en chômage, et par des immigrants qui satisfont aux conditions d'accès à la profession. En effet, la proportion d'immigrants dans cette profession en 2006 (12 %, tout comme dans l'ensemble des professions) montre qu'elle est accessible à de nouveaux arrivants.

En outre, les exigences scolaires sont de plus en plus importantes pour accéder à cette profession. Reflet de ce phénomène, la proportion de ces directeurs titulaires d'un diplôme postsecondaire est passée de 57 % en 1991 à 83 % en 2006, et celle de ces directeurs titulaires d'un diplôme universitaire de 21 % à 46 % au cours de la même période, selon les données des recensements. Cela signifie que la grande majorité des personnes qui ont accédé à cette profession au cours des dernières années étaient titulaires d'un diplôme postsecondaire, plus souvent qu'autrement de niveau universitaire.

Industries

Selon les données du recensement, près de 75 % des directeurs de banque, du crédit et des autres services de placements travaillaient en 2006 dans l'industrie de l'intermédiation financière, industrie qui comprend les banques et les caisses populaires. On en retrouvait aussi en nombre significatif dans l'industrie des valeurs mobilières, contrats de marchandises et autres activités d'investissement financier connexes (8 %) et dans le commerce de gros (4 %).

Tendances

L'évolution de l'emploi dans cette profession est peu liée à la conjoncture économique, comme le montre la stabilité de l'emploi dans l'industrie de l'intermédiation financière pendant la récession du début des années 1990. Elle dépend par contre beaucoup des changements technologiques et de la réorganisation des services bancaires.

Au cours des dernières décennies, l'informatisation des opérations bancaires a bouleversé le milieu de l'intermédiation financière par le biais de dépôts. Cette informatisation a non seulement permis de diversifier les modes de retraits et de dépôts (guichets automatiques, dépôts directs, retraits préautorisés, service de cartes de débit dans les commerces de détail, transactions par Internet, etc.), mais aussi les services de prêts et de placements.

Par ailleurs, l'arrivée en masse des « baby-boomers » à l'âge où on se préoccupe davantage de sa retraite et du rendement de ses placements favorise l'utilisation de services spécialisés pour leurs placements. En plus, la multiplication des véhicules financiers disponibles encourage les individus à rechercher des conseils professionnels.

Dans ce contexte, les banques et les caisses populaires ont procédé à une réorganisation majeure de leurs services bancaires. En effet, pour répondre à la demande de services dans le domaine du conseil financier tout en faisant diminuer leurs frais d'exploitation, les banques et les caisses ont décidé de diriger de plus en plus les utilisateurs des services traditionnels (dépôts et prêts) vers les services électroniques. En conséquence, elles ont accéléré l'implantation de ces services et ont augmenté les frais d'utilisation des services au comptoir. Cette réorganisation a entraîné une forte croissance de l'utilisation des services électroniques, la fermeture ou la réduction du nombre d'heures d'ouverture de nombreuses succursales bancaires.

Par contre, la déréglementation partielle du secteur bancaire a permis à quelques nouvelles banques de s'établir au Canada. En plus, le décloisonnement des services financiers a ouvert aux banques de nouveaux marchés : fonds mutuels, valeurs mobilières, etc. Ces tendances opposées ont résulté en une baisse légère du nombre de ces directeurs.

Depuis le tournant du siècle, le taux d'utilisation des services bancaires électroniques a continué à croître, mais à un rythme beaucoup moins rapide, puisque ce taux était déjà très élevé. Le mouvement de fermetures de succursales s'est essoufflé en raison de la concurrence dans le secteur des services financiers et des pressions des usagers. Face à cette nouvelle réalité, de nombreuses banques ont décidé de miser sur la qualité du service à la clientèle, d'allonger leurs heures d'ouverture et d'embaucher davantage de caissiers. Quelques succursales sont même ouvertes le soir, le samedi et le dimanche. L'entrée en vigueur d'une loi qui oblige les banques à offrir des services à prix modique à tous les citoyens, peu importe leur statut social, et à annoncer les fermetures de succursales à l'avance a également pu contribuer à ce changement de tendance. Comme le mouvement de fermetures de succursales bancaires semble derrière nous, le nombre de directeurs de succursales bancaires et de caisses populaires devrait cesser de diminuer. En outre, la forte croissance de la demande de conseils professionnels dans les domaines du crédit et des placements devrait entraîner une hausse importante du nombre de directeurs du crédit et des autres placements, qui font aussi partie de la présente profession. C'est pourquoi on prévoit que le nombre de directeurs de banque, du crédit et des autres services de placements cessera de diminuer et augmentera légèrement au cours des prochaines années.

Caractéristiques des emplois

Selon les données des recensements, les femmes occupaient environ 55 % des postes dans cette profession en 2006, proportion en hausse significative depuis 1991 (45 %). Environ 77 % d'entre eux travaillaient à temps plein et à l'année en 2005, proportion beaucoup plus élevée que pour l'ensemble des professions (53 %). On trouvait peu de travailleurs autonomes en 2006 dans cette profession (moins de 3 % des emplois).

Exigences

Les employeurs recherchent des candidats qui connaissent en détail les produits financiers disponibles sur le marché. Les candidats doivent en plus posséder de solides notions de la vente et du marketing, des capacités en gestion en général et en gestion du risque de façon spécifique, en organisation du travail et en communication, des aptitudes en analyse et en résolution de problèmes, et de la facilité à établir des relations interpersonnelles harmonieuses. Ils doivent aussi faire preuve de rigueur et démontrer des qualités de leadership.

Études et formation

Un diplôme d'études universitaires ou collégiales en administration des affaires, en sciences commerciales, en économie ou dans un domaine connexe est habituellement exigé.

La réalisation d'un programme de formation au sein de la compagnie ou autre formation en gestion est habituellement exigée.

Plusieurs années d'expérience dans le domaine, y compris de l'expérience en supervision, sont exigées.

Références utiles

Association des banquiers canadiens

Institut canadien des valeurs mobilières

Considérations importantes

Les exigences scolaires sont de plus en plus importantes pour accéder à cette profession. Il est maintenant presque essentiel d'être titulaire d'un diplôme postsecondaire, plus souvent qu'autrement de niveau universitaire.

Étant donné que la baisse du nombre de succursales bancaires semble derrière nous et que le nombre de directeurs du crédit et des autres placements devrait continuer à augmenter, on prévoit que le nombre de directeurs de banque, du crédit et des autres services de placements cessera de diminuer et augmentera légèrement au cours des prochaines années.

0122 - Directeurs/directrices de banque, du crédit et d'autres services de placements
Statistiques

Principaux indicateurs du marché du travail 0122 Ensemble des
professions
Emploi, moyenne 2007- 2009 16 350 3 859 200
Bénéficiaires d'assurance-emploi en 2009 100 168 350
Taux de croissance annuel de 2010 à 2014 0,5 % 0,9 %
Variation annuelle d'emploi de 2010 à 2014 80 36 650
Érosion annuelle de 2010 à 2014 400 122 850
Besoins annuels totaux de 2010 à 2014 480 159 500


Répartition de l'emploi selon le sexe 0122 Ensemble des
professions
Hommes 45,0 % 52,7 %
Femmes 55,0 % 47,3 %


Répartition de l'emploi selon le groupe d'âge 0122 Ensemble des
professions
15- 24 ans 2,6 % 14,1 %
25- 44 ans 53,6 % 45,1 %
45- 64 ans 42,5 % 38,8 %
65 ans et plus 1,3 % 2,0 %


Répartition de l'emploi selon le statut 0122 Ensemble des
professions
Plein temps 96,9 % 79,2 %
Temps partiel 3,1 % 20,8 %


Revenu d'emploi annuel moyen
(à temps plein et à l'année)
0122 Ensemble des
professions
À temps plein et à l'année 76,9 % 53,2 %
Moyen 76 496 45 157
0 à 19 999 $ 2,7 % 16,5 %
20 000 $ à 49 999 $ 27,7 % 52,4 %
50 000 $ et plus 69,6 % 31,1 %


Répartition de l'emploi selon le plus
haut niveau de scolarité atteint
0122 Ensemble des
professions
Moins d'un DES 0,9 % 14,1 %
Diplôme d'études secondaires (DES) 15,9 % 21,9 %
Diplôme postsecondaire non universitaire 37,4 % 43,1 %
Baccalauréat et plus 45,8 % 20,9 %


Répartition de l'emploi selon la région 0122 Ensemble des
professions
Gaspésie-îles-de-la-Madeleine 0,7 % 1,1 %
Bas-St-Laurent 1,4 % 2,5 %
Capitale-Nationale 6,1 % 9,1 %
Chaudière-Appalaches 4,1 % 5,4 %
Estrie 2,3 % 3,9 %
Centre-du-Québec 2,4 % 2,9 %
Montérégie 23,6 % 18,7 %
Montréal 29,6 % 24,1 %
Laval 8,9 % 5,0 %
Lanaudière 5,2 % 5,8 %
Laurentides 8,0 % 7,0 %
Outaouais 2,4 % 4,7 %
Abitibi-Témiscamingue 0,9 % 1,8 %
Mauricie 1,7 % 3,1 %
Saguenay-Lac-St-Jean 2,0 % 3,3 %
Côte-Nord-Nord du Québec 0,9 % 1,7 %


0122 Ensemble des
professions
Travail autonome 2,5 % 11,2 %


0122 Ensemble des
professions
Immigration 11,5 % 12,2 %


Principaux secteurs d'emploi Pourcentage
Finance et assurances 83,7 %
- intermédiation financière et activités connexes 74,1 %
Commerce 6,3 %